Comment gérer ses émotions ? La colère

la-colere-psychotherapie-asnieres.gifLes émotions, quand bien même nous le souhaiterions, nous ne pourrions pas vivre sans elles tant elles sont indispensables à notre équilibre et à notre vie sociale. Pourtant, parfois elles nous débordent, nous envahissent, ou peuvent nous manquer en une sorte de déficit réactionnel qui nous inquiète, ou encore, mal nous définir par l’intensité qu’elles mettent à s’exprimer.
 
Et si, dans un premier temps, nous définissions ce qu’est une émotion ?
 
Une émotion est une réaction soudaine et de courte durée face à un événement. 
Cette réaction se ressent dans tout notre organisme; tant sur le plan physiologique que  psychologique, et apporte une modification de l’humeur et du comportement. 

 
 
La racine étymologique du mot « émotion » est « MOTERE », du verbe latin  « bouger »,  avec le suffixe « E » qui signifie « de », suggérant que dans chaque émotion il y ait une action
 
 → l’émotion est un mouvement.
 
 
Les rôles principaux de ces réactions nous permettent d’abord de nous adapter à une situation et de communiquer nos besoins. Nous verrons plus en détail, dans différents chapitres, les rôles de chaque émotion.
 
Il existe 6 émotions dites primaires ou émotions de bases : La joie, la peur, la colère, le dégoût, la tristesse, et la surprise.
Ces émotions sont une disposition innée du cerveau et sont le fondement du développement des autres émotions, les émotions dites secondaires, qui se développent au cours de la vie par interaction avec l’environnement.
Elles sont communiquées à partir d’expressions faciales universelles; c’est-à-dire que vous comprenez immédiatement l’état émotionnel d’un inuit sur la banquise, comme celui d’un trader en plein Wall-Street, ou encore celui d’un indigène dans la jungle de Papouasie sans avoir à étudier ni sa langue, ni ses mœurs.
 

Nous l’avons vu, les émotions sont nécessaires pour vivre en société, d’où que nous venions, où que nous nous trouvions et peut-importe avec qui nous sommes, et nous l’observerons à plusieurs reprises, dans l’évolution elles nous ont même permises de continuer à exister jusqu’à aujourd’hui, mais pour autant, souvent gênantes et difficiles à gérer nous préférerions parfois nous en taper-du-poing-sur-la-table-psychotherapie-asnieres.jpgpasser.
Ainsi, si l’on demande à une dizaine de personne de quelle émotion elles aimeraient bien se défaire, celle qui arrive en tête ex aequo avec la peur, c’est la colère.
Alors regardons là d’un peu de plus près et voyons comment nous réconcilier avec elle. Car s’il y a une chose de certaine, c’est que la colère n’est pas notre ennemie. Au contraire… Elle nous connait bien : Gardienne de nos valeurs et soucieuse de notre bien-être ( un peu trop d’ailleurs ! ) si elle ne manque pas d’authenticité, elle a en revanche besoin d’être canalisée pour s’exprimer avec justesse.

La colère

Elle nous met dans un état agressif indispensable pour nous défendre lors d’une situation où nous nous sentons nous même agressé, mais paradoxalement, son rôle est justement d’éviter le combat/conflit en intimidant notre « agresseur ».
Couteuse en énergie surtout lorsqu’on la rumine, elle est pourtant nécessaire à toutes espèces sociales. D’une part, elle permet de se défendre (  l’homme a ainsi survécu dans l’histoire soit en dominant, soit en choisissant de se soumettre pour continuer d’exister) et d’autre part, de faire connaître notre système de valeurs. La colère permet donc de remettre les choses, et parfois, les gens à leur place pour que nous conservions la nôtre. Tout est affaire de mesure, évidemment. 

 
 

Comment mieux gérer la colère ?

 
- Nommer ce qui a été touché et ne pas attaquer la personne parce que, finalement, ce n’est pas ( ou très rarement ) la personne qui vous a blessé, mais son propos. Ex :  "Ça me fait mal que tu me dises que mon travail est mal fait !" Permettra plus facilement de désamorcer la situation et une compréhension plus aisée de votre état plutôt que "Tu es stupide, méchant et injuste !". Attaquer les valeurs de l’autre n’atténuera en rien votre souffrance et de plus, vous aller créer un second conflit qui est hors sujet. C’est ainsi qu’on se noie très facilement et très rapidement dans des situations conflictuelles insolubles, car on a perdu de vue l’origine du problème. Donc, gagnez du temps et conservez votre énergie en nommant le propos qui vous a heurté  et demandez des explications par exemple, ce que l’on attendait de vous en y apportant, au besoin, des éclaircissements sur vos capacités. 
 
 
- Faire l’effort de se souvenir de la première fois où on a ressenti ce type de violente émotion pour mieux réfléchir à nos priorités du moment, et surtout faire cet effort-là quand la colère nous submerge trop souvent.  Cette colère, si elle devient régulière, si elle est réactivée sans arrêt, c’est qu’elle a une origine qui n’est pas réglée… Elle n’est plus forcément en lien avec la ou les situations réellement vécues. Un travail thérapeutique en ce sens peut-être une aide précieuse.
 
 
- Anticipez en informant, car ne rien dire ne peut qu’alimenter du ressentiment et des situations à risques si votre entourage n’est pas au courant de vos valeurs. Informer c’est diminuer les causes de colère.
 
 
- Contrôler sa colère ce n’est pas la déplacer ! Soyez au clair avec vous-même. Ne vous vengez pas à côté du sujet en cassant des biens ou en vous en prenant à vos voisins… Vos collègues, vos amis... Ils n'y sont pour rien !
 
 
- Ecouter le point de vue de l’autre. Lui aussi à des valeurs… Peut-être même identiques aux vôtres mais articulées différemment…
 
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- Sortez si vous sentez que la moutarde vous monte au nez… Sortez et marchez, courez, respirez… Interrompez la discussion et reprenez là le lendemain si possible. La nuit porte conseil !
 
 
- Enfin, acceptez d’être en colère et concentrez-vous sur les raisons de cette dernière. Ne la réprimez surtout pas, vous n’en serez que plus juste avec tout le monde, et cela vous permettra de tourner la page sans trop de difficulté !
 
 
Voilà, finalement la colère, c’est un peu comme une très vieille amie, une amie d’enfance, qui nous connaissait très très bien, mais qui ne nous a pas vu évoluer. Alors autant aller la visiter parce qu’il n’est pas question de se priver d’elle,  et la remercier de prendre soin de nous en lui proposant un système de valeurs réévalué, en l’informant de nos priorités, et en rendant ce qui n’est pas à nous ou ce qui ne nous satisfait plus. Souvent en étudiant un peu sa famille et le contexte de celle-ci, on s’aperçoit qu’il y a des colères qui ne nous appartiennent même pas… 
 
 
Lire aussi : la peur.
 
 
 
Des outils en vidéos pour apprendre à gérer sa colère :
 
 
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Valérie Perriaud sur Google+

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