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¨Parlons-en

Sortir de la frustration

frustration-psychotherapeute-asnieres.jpgLa frustration est définie comme un état, une pseudo émotion, un sentiment humain très largement répandu qui confronte l’individu au réel et lui renvoie les limites de ce qui peut être accepté ou toléré dans l’univers dans lequel il évolue. La gestion de la frustration représente un apprentissage difficile dont le niveau de succès détermine la construction identitaire du sujet.

Nous subissons notre première frustration pendant la toute petite enfance. Lorsque nous comprenons que nous ne sommes pas le centre du monde pour notre mère. De la même manière, les adultes sont eux aussi dans l’obligation sociale et culturelle de gérer leurs frustrations (pulsionnelles, sexuelles…etc). A chaque fois, ces renoncements représentent un coût sur le plan psychique.

Sentiment d'insatisfaction donc, d'échec, de privation correspondant à la présence d'un obstacle sur la voie de réalisation d'un besoin, d'un désir, d'une attente, la frustration n’est pourtant pas forcément aussi négative qu’on peut le supposer puisqu’elle est aussi la preuve d'une obstination à atteindre un but.

La frustration est déplaisante car elle implique la bonne volonté de faire mais sans réussite. Parfois, même en mettant tout de son côté, impossible de parvenir à ses fins. Mais, la frustration est souvent due à l'utilisation d'un moyen inadapté pour atteindre un objectif précis. Il n'est pour autant pas évident d'accepter cette erreur et donc de se remettre en question.

Pour limiter ou sortir d'une frustration, il y a donc deux possibilités. La première est le renoncement. Puisque le but recherché n'est pas atteint malgré les moyens mis en œuvre pour y arriver, l'arrêt, peut éradiquer la frustration.

L'autre possibilité est de modifier les moyens utilisés pour atteindre l'objectif. Cette possibilité n'est pas toujours évidente car elle implique d'avoir accepté le précédent échec. Pour éliminer cette frustration il est nécessaire d'être patient mais aussi endurant

La frustration est souvent liée aussi à une volonté de maîtrise totale et permanente des événements. Or, rien ne peut être totalement maîtrisé… En effet, L'état de frustration parle de lui-même: lorsque je suis dans cet état, je sais que je suis insatisfait. Je sais également, qu'à mes yeux, je subis une injustice et que cela me révolte. Enfin, j'attribue la responsabilité de mon insatisfaction à un facteur que je considère "hors de mon contrôle": C'est généralement l'attitude adoptée par ceux qui font porterfrustre-psychtherapie-comment-sortir-de-la-frustration.jpg aux autres la responsabilité de leurs in/ satisfactions.

Peut-être, serait- il bon de comprendre que nos frustrations tentent simplement de nous révéler nos états d’insupportables dépendances… Pour en trouver l’issue et ainsi nous en libérer !

Mais au prix de quel courage ? Sans doute le même que celui que nous mettons à nous obstiner dans ces états de mécontentement…

Un thérapeute peut vous encourager à faire les bons choix en vous aidant à réorganiser vos priorités ou, pour commencer, à lâcher prise ;o)

 

 

 

 

 

 

 

Vidéo pour vous aider :

 

Sortir de la frustration

Comment gérer ses émotions ? La peur

Tout comme la colère, la peur est une émotion universelle. C’est-à-dire, qu’elle se caractérise par des traits spécifiques reconnaissables et interprétables par tous.
Nous avons vu que la colère servait à nous défendre et à limiter le conflit en intimidant ;

La peur quant à elle, est l’émotion du danger et de la perception du danger. Elle nous permet donc de fuir ce dernier dès que nous nous retrouvons en situation périlleuse. En nous avertissant, cette émotion qui a également un fort impact physiologique ( rythme cardiaque accéléré, contraction musculaire, etc… ) nous prépare aussi à une action physique comme la fuite pour nous éloigner de la source du danger , ou une autre action défensive de type comportement/réflexe agressif pour nous protéger.

 

Ne confondons pas peur et angoisse. La peur est une réaction à un danger précis, l’angoisse est une anticipation d’un danger supposé et imprécis.

 

Il existe des peurs universelles comme la peur du vide, des serpents, du noir, etc… Ces peurs correspondent ou ont correspondu à des dangers habituels de notre environnement il y a très longtemps. Ces peurs salutaires nous ont permis de survivre jusqu’à aujourd’hui. La vigilance est donc une conséquence directe de ces peurs. La peur à de gros yeuxdit un proverbe russe : Elle permet de déceler un danger bien avant qu’il ne soit trop tard. On peut donc parler de peurs innées pour certaines. Pour d’autres, comme la peur du vide, de la fin du monde, etc… On parle de peur acquise par l’éducation et la culture. On note une autre fonction liée à la peur, notamment en ce qui concerne les peurs véhiculées par la culture : celle de la régulation sociale qui permettrait (permettait !), en théorie, de tenir ses obligations sociales (l’enfant obéit à ses parents et à ses professeurs de crainte d’être puni, le salarié à ses supérieurs de peur d’être licencié, etc…).


Nous avons vu que certaines peurs, peuvent, à travers l’histoire de l’humanité avoir gagnées nos gènes pour nous permettre de survivre jusqu’ici, mais il y a aussi trois autres formes d’apprentissages de nos craintes.

 Le traumatisme unique : avoir été victime d’une agression ou d’un accident par exemple laisse une peur durable de ce type d’événements. On parle aussi de choc.

Les expériences stressantes et répétées : le cinéma illustre parfaitement cette forme d’apprentissage. Dans les films d’horreur, on envoi de façon répétée des scènes brèves et impressionnantes associées à un son angoissant qui ne permet pas au cerveau de s’y habituer et créent un véritable conditionnement à la peur, car ne laissant aucune capacité de contrôle. On parle aussi d’induction.

 

L’après-coup : il vous est probablement arrivé de vivre une situation dangereuse qui demandait toute votre vigilance, puis qui, quelques heures ou jours plus tard, vous a fait prendre conscience que vous aviez risquez gros à ce moment précis. Comme par exemple d’avoir été, sciemment, vous baigner dans une zone interdite et d’apprendre par la suite qu’un surfeur s’était fait attaquer par un requin… On parle également de peur rétrospective.

 

Il est difficile de combattre ses peurs tant elles nous soumettent. La confrontation avec celles-ci n’étant pas une partie de plaisir. Aussi, le mieux est-il encore de les apprivoiser pour vivre en paix avec l’intention qu’elles servent, qui paradoxalement, est toujours une intention positive ( nous protéger )!

Gérer ses peurs, oui, mais comment ?

Il n’y a pas de remède miracle, mais de vouloir les éviter ne fait qu’amplifier le problème.

Parlez-en ! La peur et la honte sont souvent associées et favorisent également l’augmentation du problème. Autant que possible, il est important d’informer son entourage pour éviter de se retrouver en situation de panique. Parler c’est aussi avoir accès à des informations essentielles qui vous rassureront. Pour les phobiques, il est intéressant de comprendre ce qui se cache derrière ces peurs paralysantes en allant consulter un thérapeute. Savoir comment fonctionne les mécanismes de la peur, et des réalités de ces dernières, permet de mieux les cerner, donc d’apprendre à les gérer.

... Pour commencer, si un personne absolument terrorisée à la vue d’une sourie comprend que cette dernière ne l’attaquera jamais, certes ça ne l’empêchera pas de détester l’animal, mais elle pourra tolérer le simple fait d’en croiser une au cas où…

Exposez-vous ! Oui, mais pas n’importe comment. Régulièrement et progressivement de façon à augmenter votre seuil de tolérance à la situation. Là, aussi, le mieux est de se faire aider en cas de peur invalidante. N’adoptez-pas une attitude contre-phobique, c’est-à-dire de foncer tête baissée pour minimiser/nier le danger, ou en pensant que le mal par le mal est le vaccin idéal. Le résultat serait pire : Vous risquez de vous retrouver dans une problématique de traumatisme ou de contrecoup encore plus difficile à supporter !

Relaxez-vous ! Les tensions physiques correspondent la plupart du temps à des tensions psychiques, la relaxation, la sophrologie l'hypnose, la programmation-neuro-linguistiq ue (PNL), la stimulation du cerveau gauche /droit, les thérapies comportementales et cognitives (TCC) ont une efficacité certaine et augmentent la résistance aux situations anxiogènes. Elles aident à maîtriser la peur et à contrer les pensées négatives qui caractérisent l’anxiété. Il existe aussi plusieurs méthodes sérieuses qui permettent de faire face en douceur à son imaginaire. La respiration, la pleine conscience, l’EMDR… A vous de trouver ce qui vous fait du bien.
Évidemment, évitez les substances qui désinhibent de type alcool, et drogue… Non seulement elles ne résolvent rien, mais en prime elles entretiennent vos peurs en rajoutant une problématique de dépendance !

Enfin, acceptez d’avoir peur et communiquez avec elle ! Personnellement, je conseille à mes clients de nommer leur peur comme une partie d’elle-même ou de la visualiser comme un « petit soi-même » à un jeune âge. Avec un regard plus attendrie, plus clément, le dialogue se noue entre ses émotions et soi…Et les comportements changent ;-)

 

 

Comment gérer ses émotions ? La colère

la-colere-psychotherapie-asnieres.gifLes émotions, quand bien même nous le souhaiterions, nous ne pourrions pas vivre sans elles tant elles sont indispensables à notre équilibre et à notre vie sociale. Pourtant, parfois elles nous débordent, nous envahissent, ou peuvent nous manquer en une sorte de déficit réactionnel qui nous inquiète, ou encore, mal nous définir par l’intensité qu’elles mettent à s’exprimer.
 
Et si, dans un premier temps, nous définissions ce qu’est une émotion ?
 
Une émotion est une réaction soudaine et de courte durée face à un événement. 
Cette réaction se ressent dans tout notre organisme; tant sur le plan physiologique que  psychologique, et apporte une modification de l’humeur et du comportement. 

 
 
La racine étymologique du mot « émotion » est « MOTERE », du verbe latin  « bouger »,  avec le suffixe « E » qui signifie « de », suggérant que dans chaque émotion il y ait une action
 
 → l’émotion est un mouvement.
 
 
Les rôles principaux de ces réactions nous permettent d’abord de nous adapter à une situation et de communiquer nos besoins. Nous verrons plus en détail, dans différents chapitres, les rôles de chaque émotion.
 
Il existe 6 émotions dites primaires ou émotions de bases : La joie, la peur, la colère, le dégoût, la tristesse, et la surprise.
Ces émotions sont une disposition innée du cerveau et sont le fondement du développement des autres émotions, les émotions dites secondaires, qui se développent au cours de la vie par interaction avec l’environnement.
Elles sont communiquées à partir d’expressions faciales universelles; c’est-à-dire que vous comprenez immédiatement l’état émotionnel d’un inuit sur la banquise, comme celui d’un trader en plein Wall-Street, ou encore celui d’un indigène dans la jungle de Papouasie sans avoir à étudier ni sa langue, ni ses mœurs.
 

Nous l’avons vu, les émotions sont nécessaires pour vivre en société, d’où que nous venions, où que nous nous trouvions et peut-importe avec qui nous sommes, et nous l’observerons à plusieurs reprises, dans l’évolution elles nous ont même permises de continuer à exister jusqu’à aujourd’hui, mais pour autant, souvent gênantes et difficiles à gérer nous préférerions parfois nous en taper-du-poing-sur-la-table-psychotherapie-asnieres.jpgpasser.
Ainsi, si l’on demande à une dizaine de personne de quelle émotion elles aimeraient bien se défaire, celle qui arrive en tête ex aequo avec la peur, c’est la colère.
Alors regardons là d’un peu de plus près et voyons comment nous réconcilier avec elle. Car s’il y a une chose de certaine, c’est que la colère n’est pas notre ennemie. Au contraire… Elle nous connait bien : Gardienne de nos valeurs et soucieuse de notre bien-être ( un peu trop d’ailleurs ! ) si elle ne manque pas d’authenticité, elle a en revanche besoin d’être canalisée pour s’exprimer avec justesse.

La colère

Elle nous met dans un état agressif indispensable pour nous défendre lors d’une situation où nous nous sentons nous même agressé, mais paradoxalement, son rôle est justement d’éviter le combat/conflit en intimidant notre « agresseur ».
Couteuse en énergie surtout lorsqu’on la rumine, elle est pourtant nécessaire à toutes espèces sociales. D’une part, elle permet de se défendre (  l’homme a ainsi survécu dans l’histoire soit en dominant, soit en choisissant de se soumettre pour continuer d’exister) et d’autre part, de faire connaître notre système de valeurs. La colère permet donc de remettre les choses, et parfois, les gens à leur place pour que nous conservions la nôtre. Tout est affaire de mesure, évidemment. 

 
 

Comment mieux gérer la colère ?

 
- Nommer ce qui a été touché et ne pas attaquer la personne parce que, finalement, ce n’est pas ( ou très rarement ) la personne qui vous a blessé, mais son propos. Ex :  "Ça me fait mal que tu me dises que mon travail est mal fait !" Permettra plus facilement de désamorcer la situation et une compréhension plus aisée de votre état plutôt que "Tu es stupide, méchant et injuste !". Attaquer les valeurs de l’autre n’atténuera en rien votre souffrance et de plus, vous aller créer un second conflit qui est hors sujet. C’est ainsi qu’on se noie très facilement et très rapidement dans des situations conflictuelles insolubles, car on a perdu de vue l’origine du problème. Donc, gagnez du temps et conservez votre énergie en nommant le propos qui vous a heurté  et demandez des explications par exemple, ce que l’on attendait de vous en y apportant, au besoin, des éclaircissements sur vos capacités. 
 
 
- Faire l’effort de se souvenir de la première fois où on a ressenti ce type de violente émotion pour mieux réfléchir à nos priorités du moment, et surtout faire cet effort-là quand la colère nous submerge trop souvent.  Cette colère, si elle devient régulière, si elle est réactivée sans arrêt, c’est qu’elle a une origine qui n’est pas réglée… Elle n’est plus forcément en lien avec la ou les situations réellement vécues. Un travail thérapeutique en ce sens peut-être une aide précieuse.
 
 
- Anticipez en informant, car ne rien dire ne peut qu’alimenter du ressentiment et des situations à risques si votre entourage n’est pas au courant de vos valeurs. Informer c’est diminuer les causes de colère.
 
 
- Contrôler sa colère ce n’est pas la déplacer ! Soyez au clair avec vous-même. Ne vous vengez pas à côté du sujet en cassant des biens ou en vous en prenant à vos voisins… Vos collègues, vos amis... Ils n'y sont pour rien !
 
 
- Ecouter le point de vue de l’autre. Lui aussi à des valeurs… Peut-être même identiques aux vôtres mais articulées différemment…
 
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- Sortez si vous sentez que la moutarde vous monte au nez… Sortez et marchez, courez, respirez… Interrompez la discussion et reprenez là le lendemain si possible. La nuit porte conseil !
 
 
- Enfin, acceptez d’être en colère et concentrez-vous sur les raisons de cette dernière. Ne la réprimez surtout pas, vous n’en serez que plus juste avec tout le monde, et cela vous permettra de tourner la page sans trop de difficulté !
 
 
Voilà, finalement la colère, c’est un peu comme une très vieille amie, une amie d’enfance, qui nous connaissait très très bien, mais qui ne nous a pas vu évoluer. Alors autant aller la visiter parce qu’il n’est pas question de se priver d’elle,  et la remercier de prendre soin de nous en lui proposant un système de valeurs réévalué, en l’informant de nos priorités, et en rendant ce qui n’est pas à nous ou ce qui ne nous satisfait plus. Souvent en étudiant un peu sa famille et le contexte de celle-ci, on s’aperçoit qu’il y a des colères qui ne nous appartiennent même pas… 
 
 
Lire aussi : la peur.
 
 
 
Des outils en vidéos pour apprendre à gérer sa colère :
 
 
Gerer la colere psychotherapie asnieres

Qu'est-ce que l'estime de soi ?

Retrouver l'estime de soi
 
 
 
L'estime de soi peut se définir de bien des façons; elle consiste à s'aimer et se respecter soi-même, à se mettre à la première place et à répondre à ses propres besoins. Elle consiste à s'accorder la considération que l'on mérite. C'est à dire la plus haute ! Il ne faut pas se contenter de s'aimer soi-même, il faut se comporter vis à vis de soi avec amour en toutes circonstances.
La façon la plus simple et la meilleur de concevoir l'estime de soi, c'est d'imaginer que l'on aime profondément quelqu'un, que l'on a toujours le plus vif plaisir à rencontrer cette personne et à lui parler, que l'on ne souhaite rien autant que de passer du temps avec elle, que l'on pense à elle avec tendresse et que l'on s’efforce de tout faire pour lui complaire. Cette personne bien aimée est la plus importante du monde à nos yeux, t nous cherchons à tout faire pour qu'elle le sache. A présent mettez-vous à la place de cette personne et agissez exactement de la même façon vis-à-vis de vous-même. Voilà ce qu'est l'estime de soi.
 
 
 
S'aimer, prendre soin de soi-même
 

 
C'est exactement le contraire de ce que l'on nous a appris à faire et à penser. On nous a appris, à estimer les autres, ou des éléments extérieurs à nous; on nous a appris à mesurer notre valeur personnelle d'après ce que nos possédons ou d'après la façon dont on nous aime. C'est la définition même du moi faible :
Notre valeur dépend de facteurs extérieurs à nous même, d'éléments dont nous n'avons pas la maitrise !
Quand l'opinion que nous avons de nous-mêmes est fondée sur l'amour d'un tiers, sur notre emploi, sur notre salaire ou sur notre "réussite", nous sommes dans une situation à haut risque : nous nous exposons à de cuisants échecs. 
Tous les facteurs extérieurs à nous-mêmes sont éphémères et transitoires; ils ne sont pas "nous", nous n'avons aucune garantie de les conserver. Par conséquent, si nous confions à des variables externes les sentiments que nous éprouvons vis-à-vis de nous-mêmes, si nous éprouvons de l'estime pour nous-mêmes à condition d'être aimés ou de bénéficier d'une bonne situation, que va t'il nus arriver si ces circonstances changent, si notre couple se défait ou que nus nous retrouvons au chômage ?
Notre estime de nous-même s'évapore en même temps que les circonstances qui l'avaient générée. Cela à beau être la façon "normale" de faire en Occident, c'est fou. car, tout change en permanence : pourquoi lier notre estime de nous-mêmes à des facteurs qui peuvent nous échapper ?
 
Que maitrisons-nous ?
Les seules choses dont nous avons la maitrise, ce sont la façon dont nous nous percevons nous-mêmes et nos actes découlant de ces sentiments. Si nous décidons de nous aimer et de nous traiter de façon attentionnée, si nous choisissons de cultiver l'estime de nous-mêmes, alors nous sommes maîtres de nous. Nous ne risquons pas de perdre notre estime de nous-mêmes.
Pour cultiver l'estime de soi, il faut se traiter de la façon la plus douce, la plus attentive et la plus aimante au moment des souffrances ou des difficultés, tout comme on entourerait un ami qui traverse une mauvaise passe.
 
 
 
 
Si vous avez du mal à vous aimer, si vous ne vous respectez plus suite à une perte, n'hésitez pas à en parler à un professionnel. Il saura, avec vous, patiemment, vous réorienter vers tous vos potentiels et vos richesses !

Surmonter l'angoisse de la solitude

La peur d’être avec nous-même

solitude-psychotherapie-et-psychocoaching-asnieres-sur-seine.jpgDe même que nous avons peur de vide, nous craignons de passer du temps uniquement avec nous-mêmes. Le silence effraie. Pourtant, il n'est pas nécessaire d'être entouré en permanence. Pour surmonter l'angoisse de la solitude, il n'existe qu'un moyen d'y parvenir : être seul ! Comme pour tout ce qui a trait à la psychologie, c'est en expérimentant que nous venons à bout de nos problèmes. En étant seuls,nous prenons conscience que c'est "vivable", voire agréable. Aborder la solitude requiert de la sollicitude envers nous-même. Soyons donc tolérants avec nous-même.

Plus nous faisons l'expérience de la solitude, plus le plaisir de nous retrouver seul  se développe.
Être avec nous-même et uniquement avec nous peut alors vite devenir un besoin, car nous découvrons alors des ressources insoupçonnées.


 

 

Apprendre à s'aimer

C'est dans la solitude que nous découvrons qui nous sommes réellement. il ne s'agit pas de vivre seul, mais de nous accorer des moments où nous pouvons l'être. La solitude est nécessaire à la rencontre avec soi-même. Nous apprenons, petit à petit, à nous connaître/nous reconnaître, et à nous apprécier. En effet, en réalisons qui nous sommes... Finalement, pas si détestable ou stupide que cela... Voire plutôt sympathique avec nos fragilités, et donc, estimable.  Nous apprenons à cultiver une bienveillance essentielle à l'égard de nous-mêmes. En commençant à porter attention à la personne que nous sommes, et en la respectant, nous développons la considération élémentaire à l'être que nous sommes.

 

Du temps pour soi

Il est donc important de se consacrer du temps. C'est en se retrouvant seul dans un espace qui n'appartient qu'à nous, que nous parvenons vraiment à réfléchir correctement.  de cette manière, nous accédons plus clairement à ce qui cloche : comportement toxique, compréhension de certaines attitudes difficiles à vivre pour soi et les autres, identification des émotions... Cette solitude choisie, en temps et lieux, nous permet l'étude judicieuse et non critique de notre personne et de certains de nos agissements. En interrogeant notre conscience, en développant nos valeurs personnelles, nous prenons des décisions essentielles. Ces pauses solitaires sont un besoin salvateur pour faire le point et avancer dans nos vies.

 

En s'écoutant on entend l'autre

solitude-psychotherapeute-asnieres-sur-seine.jpgPour pouvoir être agréable avec autrui, de manière efficace, il est indispensable de nous occuper en tout premier lieu de nous-même. Cela n'a rien d'égoïste. En prenant soin de soi, en restant à l'écoute de ses besoins et désirs, nous agissons tel un parent pour son enfant. Enfant que nous sommes resté, de toute façon, tout au fond de nous et qui connais particulièrement bien ce dont il a besoin. Nous veillons sur nous même nous nous rassurons.  En prêtant attention à ce que nous souhaitons, nous apprenons à nous respecter. Lorsque nous nous occupons correctement de nous, nous sommes en capacité de développer notre estime personnel. Et parce que nous sommes capable de prendre soin de nous, alors nous sommes en mesure de le faire avec autrui. En satisfaisant nos besoins, et nos désirs nous nous rendons disponibles et aimables avec les autres.

 

Ce qu'on aime faire

Une des meilleures attitudes à adopter pour nous occuper de nous-même est de nous livrer à une activité qui nous apporte du plaisir. Si nous aimons danser et bien dansons ! Si nous préférons nager et bien nageons ! Qu'importe. Les activités artistiques et sportives sont des passe-temps qui contribuent fortement à l'estime de soi en procurant du plaisir et de la joie de vivre. Elles nous permettent de nous déconnecter de nos préoccupations quotidiennes et de nous recentrer. De même, cuisiner peut se révéler très agréable en développant notre créativité et en partageant ce plaisir. Jardiner ou encore prendre soin de son corps peuvent être des activités très satisfaisantes. Encore une fois, peu importe. Trouvons ce qui nous va et ce qui nous fait du bien. L'objectif est d'avoir une occupation qui soit récréative et qui nous procure du bien-être.

 

En marche !

solitude-psychotherapeute-asnieres-sur-seine-1.jpgLes bienfaits de la marche à pied sont pléthore. La marche est une activité vivifiante et revigorante à souhait, mais surtout, elle est idéale pour nous reconnecter avec nous-même. En l'espace de seulement vingt-minutes, nous pouvons nous sentir reliés. Lorsque nous avons l'esprit encombré, la marche permet, efficacement, de dénouer les tensions et d'alléger notre moral. L'exercice physique est reconnu pour agir de façon positive sur le mental. Il permet de nous libérer du stress et de nous apaiser lorsque nous sommes contrariés. La marche à pied est d'ailleurs de plus en plus pratiquée. Elle ne nécessite aucun investissement ni talent particulier ( si ce n'est une paire de chaussure adaptée ! ). Nous n'avons besoin que d'un peu de temps et de motivation pour sortir. Mais, sachez que la plénitude engendrée par cette activité sont très rapides et durables. 

En marchant dans la nature nous nous détendons tout en conservant nos sens en alerte, car nous restons sensibles à ce qui ce passe autour de nous. La marche possède également une dimension  spirituelle, car en marchant, nous nous sentons reliés à quelque chose de plus vaste qui nous dépasse et nous accueille.

 

Trouver la sérénité

Paradoxalement, pour tout ceux qui sont effrayé par le fait de se retrouver seul face à eux-même, sachez que la solitude permet justement de retrouver une certaine forme de sérénité. C'est dans le calme et la tranquillité, installées au plus profond de notre être, que nous pouvons accéder à cette sagesse.
La sérénité nait de la rencontre avec soi. Là, nous parvenons à cultiver cette confiance en nous, à croire en nos capacités et à redécouvrir tous les possibles de nos ressources, à nous admettre tels que nous sommes, et surtout, à accepter ce qui est tel qu'il est. Lorsque nous sommes en contact avec notre être profond, c'est à dire lorsque nous sommes prêts à l'accueillir ( à nous accueillir dans notre globalité sans jugement ! ) alors nous goutons à la sérénité, au plaisir d'exister, et d'être pleinement soi.

 
Un thérapeute peut vous aider à retrouver ou à reconnaitre cette sérénité. Si vous êtes terrifié(e)s à l'idée d'être seul(e) et/ou abandonné(e)s, n'hésitez pas à chercher avec lui ce qui ce cache derrière cette crainte de la solitude.

 

 

Qu'est-ce que la dépression ?

La dépression est une maladie très répandue, dont les conséquences sur la vie sociale, professionnelle et affective des malades ne sont pas sans gravité. Que vous soyez vous même dépressif ou que vous partagiez la vie d'une personne dépressive, je vous propose de voir ensemble les répondes à vos nombreuses interrogations d'abord en définissant ce qu'est la dépression :


La dépression est une maladie psychosomatique due à un dérèglement de l'humeur.

 

 

" Ça se discute"  La dépression - traitement et psychothérapie.
Paricipation du Docteur Jérôme Palazzolo.
 
Il existe différentes formes de dépression
Dépression névrotique / dépression psychotique :
La dépression névrotique est une forme atténuée ou mineure par rapport à la dépression psychotique dans laquelle le contact avec la réalité est gravement altéré, jusqu'à l'émergence d'idées délirantes.
- Dépression psychogène / dépression endogène :
La première est liée à des aspects psychologiques individuels préalables alors que la seconde est supposée imputable à des facteurs biologiques (en l'absence de facteur psychologique déclenchant).
- Dépression réactionnelle / dépression autonome :
La première apparaît en réaction à un événement extérieur alors que la dépression autonome ne semble pas avoir de facteur déclenchant précis.
 
Les symptômes de la dépression
L'état dépressif se caractérise par des symptômes psychiques, comportementaux, physiques.
 
Les symptômes psychiques 
La tristesse dépressive :
 
triste-psychotherapeute-asnieres.jpgLa tristesse d'une personne dépressive présente les caractéristiques suivantes : elle succède à un état de morosité, elle imprègne la perception du présent, du passé et du futur, elle engendre une incapacité à éprouver du plaisir (ou anhédonie), elle est comparable à celle d'une personne venant de subir le deuil d'un être  cher : le monde paraît vide, rien ne peut avoir assez d'intérêt pour atténuer cette situation pénible, l'avenir n'est plus porteur d'espoir, ennui, monotonie mais aussi douleur morale caractérisent également cette tristesse, elle est souvent associée à des idées suicidaires (tant l'avenir paraît sans espoir pour une personne déprimée).
La tristesse d'une personne déprimée est une vraie douleur morale qui engendre une profonde souffrance.
 
L’anxiété :
peur-psychotherapeute-asnieres.jpgIl n'y a pas d'humeur dépressive sans anxiété et réciproquement. L'anxiété est une sensation de tension intérieure, de danger imminent. Elle peut être paralysante ou au contraire susciter de l'agitation (incapacité à rester en place,  ...). Elle peut se cristalliser sur une situation particulière ou un objet : peur nouvelle d'un contexte social avec incapacité à l'affronter (changement de travail par exemple), préoccupations excessives sur son état de santé,... L'anxiété devient "angoisse" lorsque des symptômes somatiques s'associent à ces peurs : oppression thoracique, palpitations, sueurs, tremblements, gorge serrée, difficulté à déglutir, ...
Les troubles cognitifs :
 
depression-psychotherapeute-asnieres.jpgL'état dépressif s'accompagne toujours de troubles cognitifs.Ils sont fonctionnels et réversibles (c'est-à-dire qu'ils disparaissent lorsque l'état dépressif disparaît). Ils se manifestent surtout lorsqu'un effort d'attention est nécessaire .A un premier degré, ces troubles cognitifs se manifestent sous forme : de difficultés à se concentrer ou de fatigabilité, gênant par exemple la lecture. Le jugement e raisonnement sont imprégnés par la tristesse, l'anxiété et le pessimisme.
 
 
 
Les symptômes comportementaux
 
Ralentissement psychomoteur
Une première plainte dépressive peut être la fatigue, surtout matinale, s'atténuant paradoxalement au cours de la journée.
Paralysie de la pensée et de l’action :
Certains comportements sont caractéristiques d'une situation dépressive grave : clinophilie (incapacité à se lever), incurie, perte d'initiative, repli chez soi.
 
Idées suicidaires
80 % des déprimés souffrent d'idées suicidaires. L'entourage doit essayer d'en faciliter l'expression, ceci ne pouvant qu'aider le déprimé à se sentir davantage compris.
Le risque suicidaire est d'autant plus élevé: que la dépression est sévère, qu'il existe des antécédents familiaux ou personnels de tentative de suicide ou de suicide, qu'un plan suicidaire est déjà établi, chez les hommes.Les tentatives de suicide sont plus fréquentes chez la jeune femme de 18 à 30 ans. Le suicide peut être longuement mûri ou au contraire accompli de manière  impulsive.
Attention ! Plus les tentatives de suicide se répètent, plus le risque de mort par suicide devient important.
 
Troubles du comportement
- Troubles de l'humeur : la dépression hostile
Certaines formes de dépression s'expriment de façon hostile (dépressions dites hostiles). Elles associent humeur irritable et troubles du caractère (irritabilité, agressivité ...). Ceci est surtout rencontré chez l'adolescent ou des jeunes femmes à personnalité fragile.
- Troubles du comportement alimentaire :
Les troubles des conduites alimentaires (anorexie mentale, boulimie) peuvent être un signe de trouble dépressif.
 
 
Symptômes physiques
 
Les principaux signes somatiques de dépression
- Perte de poids en rapport avec l'anorexie, la perte du goût, la sensation d'oppression dans la gorge.
- Troubles du sommeil : insomnie d'endormissement, réveils nocturnes avec cauchemars, insomnie de fin de nuit souvent associée à des idées suicidaires plus prégnantes. L'hypersomnie est une autre forme de trouble du sommeil : le patient trouve refuge dans un sommeil qui a perdu sa valeur réparatrice d'où la sensation de fatigue dès le réveil.
- Troubles de la libido : baisse de l'appétit sexuel, impuissance ou frigidité.
- Troubles digestifs : diarrhée ou constipation, anorexie, gastralgies, état saburral des voies digestives.
- Troubles cardiovasculaires : palpitations, bouffées vasomotrices, hypotension et bradycardie dans les formes sévères.
 
Parlez-en à votre médecin généraliste et n'hésitez pas à consulter un psychothérapeute si vous souffrez de ces symptômes ! L'association d'un traitement médical adapté et d'une thérapie de soutien ont prouvé leur efficacité.
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