Solitude

L'angoisse des vacances

l-angoisse-des-vacances.jpgLes vacances ? Quelle horreur ! S’écrient avec force et sincérité certains réfractaires de ces temps de repos pourtant salutaires.

Il y a ceux qui n’arrivent pas à décrocher et ceux qui ne veulent pas décrocher. Mais à quoi cela fait il référence ? Pourquoi et comment, à l’approche des vacances, paradoxalement, certaines personnes vivent un  stress qu’elles ne  ‘re‘connaissent pas dans l’année ?

Pour Carole c’est la peur de devoir se découvrir au sens large.

«  Les vacances, c’est l’enfer ! Je vais en famille et, rituellement,  tout le monde va à la plage. C’est un calvaire. Toute la journée à devoir s’exposer en  maillot de bain et à rester là, désœuvrée, à la vue de tous. J’ai l’impression que mon corps et mon temps ne m’appartiennent plus ! J’en arrive à prier qu’il pleuve. Qu’il pleuve et qu’il fasse froid pour ne plus avoir à endurer ça !

 

Pour Eric c’est l’inaction qui le rend malade.

« Je n’ai rien à faire et je ne le supporte pas. Je ne suis pas un hyper actif, mais ce culte du repos complet, c’est complètement aliénant. Je déteste ce  « lâcher-prise » obligatoire. Je ne sais pas quoi faire et les activités proposées m’ennuient à mourir. Ça ne me repose pas le moins du monde, au contraire, je suis dans un état de stress continuel, à tourner en rond et à ruminer ainsi. »

Pour Dominique c’est un sentiment d’abandon qui remonte à l’école.

« Déjà en primaire, je me rappelle que je n’aimais pas et ne comprenais pas cet engouement pour les grandes vacances. Je me sentais triste, perdu et complétement abandonné. Comment mes camarades pouvaient-ils êtres heureux de notre séparation ? Aujourd’hui, toujours, à l’approche du mois d’août, je déprime. Pourtant je suis heureux en couple et je passe mes vacances  dans une maison familiale remplie de joie et de douceur, mais je me sens amputé. Rien à faire, j’attends fiévreusement la rentrée pour me sentir exister.

Ces angoisses d’abandon, de vide, de pertes de repères ressurgissent, naturellement, plus violemment lors des grandes migrations estivales. Interruptions brutales dans le quotidien rempli, organisé, et donc rassurant,  qu’il soit professionnel ou amical,  les vacances font voler en éclat les  protections mise en place face à l’inconnu. Ce temps de vacances ( vacant = Libre, inoccupé ) révèlent, au fond,  les problèmes de dépendances, de difficultés à être autonome et d’adaptation aux situations nouvelles que nous rencontrons depuis l’enfance. Un temps qui s’oppose aussi radicalement avec une société ou une éducation du « devoir faire » qui n’est plus en phase, qui culpabilise et déstabilise.

Alors, les vacances, reposantes ? Non, visiblement, comme nous pouvons le constater, pas pour tous,  quand il s’agit de RDV douloureux avec soi-même. Pourtant, véritablement thérapeutiques, ces temps de congés peuvent contribuer à solder, voire à dépasser ces angoisses anciennes, s’ils sont construits et adaptés aux besoins et, bien sûr, aux désirs de chacun. Il n’y a pas de mode d’emploi, chacun ayant une sensibilité différente, mais il importe de trouver l’endroit et le moment qui convient pour gouter avec plaisir les berges de l’apaisement et se permettre ainsi,  de découvrir quelques nouveautés à vivre.

Ainsi Carole, n’était peut-être en effet pas à sa place sur une plage la journée durant et a décidé d’utiliser, différemment, son temps libre en rejoignant une association de randonneurs…

«  Je déconnecte quand je marche, c’est délicieux, je me sens dans mon corps. En plus mes petits complexes physiques ont tendance à se gommer avec la marche. Et je m’en remets un peu aux autres sans être complètement coupée du monde ! L’année prochaine je projette de faire un grand voyage organisé. C’est le grand saut, mais je me sens en confiance et l’idée est excitante ! »

Eric, lui, a décidé de ne plus partir avec le même couple d’amis et de s’offrir à lui et à son épouse une quinzaine tous les ans sans ennui-vacances.jpgleurs deux enfants.

«  J’avais glissé dans cette routine à l’envers. Mon travail m’épanouissait, mais pas mes vacances. Nous partions toujours dans le même club Marocain avec la même paire d’amis. Tout ça se faisait sans réflexion  par automatisme et facilité  aussi. D’ailleurs,  je n’avais plus d’amis, mais des collègues de vacances ! C’est cette réflexion qui m’a fait tilter. Depuis l’année dernière, les enfants vont en colo. Eux aussi sont ravis de se faire de nouveaux potes. Ma femme et moi, prenons 2 semaines rien qu’à nous, puis nous nous rejoignons tous pour la dizaine qu’il reste à nous raconter nos aventures. Quel coup de soleil sur les vacances ! »

Dominique quant à lui a compris qu’il avait besoin de résoudre certaines choses intimes et travaille dessus.

«  Je sais d’où ça vient. J’accepte de regarder le divorce de mes parents et ses effets sur moi avec un thérapeute. Je m’en suis ouvert pour la première fois à ma mère et à mon frère durant les dernières vacances de Pâques. Ce fut très fort émotionnellement, mais j’en ai été soulagé. Pour l’instant j’angoisse toujours à l’approche des vacances, mais ça va mieux. Je crois d'ailleurs que le fait de toujours rejoindre la maison familiale n’est pas fait pour arranger les choses. Il est temps que je sorte du cocon. »

 

En conclusion, si les voyages forment la jeunesse, il est aussi raisonnable de penser, qu’aujourd’hui, les vacances apportent un certain sens à nos vies d’adultes… Nous sommes donc loin de la culture du « rien faire » qui ne serait, de toute façon, pas complètement illégitime puisque la fonction première de cette période est bien de prendre soin de soi en interrompant son travail un temps donné.

 

 

Lire aussi : Seul(e) et heureux(se) pendant les vacances ?

                      Surmonter l'angoisse de la solitude

Le cabinet est ouvert en juillet et en aôut et pourra vous accueillir durant cette période.

 

 

 

Seul et heureux ? Pendant les vacances

 

vivre-heureux-tout-seul.jpgPeut-on vivre heureux tout seul pendant les vacances ?

 

Pas simple de vivre en solo quand les autres se retrouvent en familles, entre amis, ou encore quand ces autres ont les moyens de partir rejoindre un club de vacances pendant la période estivale. Juillet et août peuvent être rudement vécus pour ceux qui, le reste de l’année, se sentent plutôt confortable dans leur vie en solo. La période estivale est souvent assombrie par un coup de blues  qui renvoie à leur solitude ou simplement à leur différence tous ceux qui n’ont pas les moyens, pas beaucoup d’entourage, ou encore ceux qui ont choisi un autre mode de fonctionnement.

 

Pourtant, la vie en solo pendant les grandes vacances si certain  la subisse d’autres la choisisse, car en France il y a à peu près 9 millions de français qui vivent seuls. Parmi ces 9 millions de personnes on pense, naturellement, à tous ceux marqués par les circonstances qui n’avaient pas choisi de se retrouver seuls pendant cette période, comme les personnes âgées, dont le champ social c’est plus ou moins réduit au cours du temps. Les vacances vont les priver de leur voisinage, de leurs enfants et petits-enfants pendant plusieurs semaines. Mais cette désertion estivale ne concerne pas que les plus de 65 ans. Aujourd’hui, toutes les tranches d’âge sont concernées. Divorces, séparation, chômage, maladie, deuil… De plus, notre société, alors même qu’elle permet des méthodes de communication extraordinaires, produit plus que jamais des solitudes. Réseaux sociaux, mails, SMS, qui permettent d’être facilement en lien, créent une nouvelle forme de solitude pour les 24-30 ans. Globalement en 20 ans la population qui vit seule a augmenté de 50% !

 

Dans les années 60, 6 % de la population vivait seule alors qu’aujourd’hui, en France, nous sommes à + de 15 %. Soit plus du double ! Principalement parce que le noyau familial a éclaté, notamment pour les générations précédentes. Souvenez-vous, on continuait à vivre avec ses parents, et parfois ses grands-parents alors qu’aujourd’hui, on part chercher du travail très loin, hors de la cellule familiale. Autre fait nouveau, les familles monoparentales plongent les femmes ( le plus souvent ) dans une situation de profonde solitude.

 

Choisi-t-on d’être seul ?

 

Oui, il y a les solitudes résilientes qui permettent de se retrouver et sont nécessaires ( après une séparation douloureuse par ex… ). Il y a aussi tous ceux qui ont envie d’espace pour s’exprimer ou découvrir les autres (justement !) et qui prennent plusieurs années pour voyager, réaliser un cheminement spirituel, etc…   Ces formes de solitudes sont nourrissantes car on sait qu’elles vont prendre fin. Là, où cela se complique c’est lorsqu’on ne sait pas comment cela va s’arrêter. Nous sommes bien dans le choix pour toute cette partie de solitude désirée, construite, tout à fait voulu, et puis nous avons les situations beaucoup plus complexes de personnes qui n’ont pas choisi. Les personnes âgées bien sûr, mais d’autres aussi qui vivent éloignés de toutes infrastructures, parce que financièrement elles ne peuvent pas faire autrement, ou parce qu’elles ne veulent plus de promiscuité. Notons que la densité, n’est pas un remède contre l’isolement, car là aussi, on s’aperçoitvivre-heureux-tout-seul-en-vacances.jpg de plus en plus dans cette société d’hyper communication que l’on ne connait pas son voisin, que la solidarité existe de moins en moins en ville… Prenons cet exemple assez alarmant, de celui qui va composer le numéro de SOS amitié car il n’ose pas frapper à la porte d’à côté… En ville, comme à la campagne…  Alors que l’on peut comptabiliser des centaines d’amis et d’amis d’amis sur sa page Facebook, le légendaire SOS amitié existant depuis 52 ans enregistre de plus en plus d’appels de personnes de tout âge et de tout horizon ! Alain GUAIDE, Directeur Général de SOS Amitiés Ile de France expliquait que, la plupart du temps, les gens qui appellent lui racontaient que s’ils n’avaient pas eu quelqu’un en ligne alors ils n’auraient parlé à personne de la journée. Cette association assume son rôle de psy, de confident, mais aussi d’ami… Les pics d’appels ne correspondent pas forcément aux soirées, mais peuvent démarrer dès le matin, tôt, pour ceux qui ont juste besoin d’une voix aimable pour débuter la journée. Un encouragement sympathique pour aller travailler. Car,  5 minutes suffisent à rebooter quelqu’un… Ceci prouve encore une fois la pauvreté du lien véritable vécu par beaucoup d’entre nous, aujourd’hui.

 

Plus douloureux encore donc, cette période estivale, qui faire renaitre le sentiment d’abandon pour tous ceux qui ne vont pas bien et qui comptent sur leurs liens thérapeutiques. Le mois d’août et probablement le mois le plus sensible, car la majorité des soignants doivent se mettre en congés et même si certains se font remplacer, (ce n’est pas le cas pour les psys !) la qualité et la profondeur du lien n’est pas la même.

 

Pourtant, ce qui rend la solitude supportable, pour tout un chacun, et ce quelle que soit son histoire, c’est l’écoute ou du moins le sentiment d’avoir été écouté. Pas la durée, mais la qualité d’attention dont l’autre, en face,  a fait part. C’est cette qualité-là qui n’est pas retrouvée dans tous ce que proposent les liens sociaux, beaucoup trop lapidaires.

 

Vivre seul est-ce bon pour la santé ?

 

Mis à part ces moments choisis et dont la durée est contrôlée, statistiquement les personnes qui sont en liens vivent plus longtemps et dans de meilleurs conditions que celles qui sont isolées. Pourtant là encore, notre société pousse de plus en plus à la compétitivité, à nous démarquer, et provoque encore une fois des solitudes. Voire des doubles solitudes. La première est celle de ne pas pouvoir échanger du fait du contexte socio-professionnel, puis la seconde de ne plus vouloir échanger et de désirer, au final, se mettre en retrait pour respirer !

 

Les techniques permettent-elles de rester un peu en lien ?

 

Observez bien dans le train ou le bus par exemple, tous ceux qui ont le nez collés à leur Smartphone. Lisent-ils leurs messages ou jouent-ils, simplement, tout seul à un jeu ?... La réponse est ambivalente. On peut choisir de communiquer quand on veut et de l’endroit que l’on souhaite avec qui on veut. Oui, cela permet tout de même de maintenir du lien, mais en même temps cela frustre, car avoir une technologie aussi développée et si peu de personne avec qui la partager renvoie à une rude réalité pour ceux qui ne sont pas très entourés. Difficile aussi pour ceux qui sont isolés, d’être le témoin de vie qui s’épanouissent (vraiment ?) et qui s’étalent / se partagent sur internet, créant un lien, oui, mais uniquement virtuelle. On note aujourd’hui que les technologies communicantes  renforcent les liens de ceux qui ont déjà un gros potentiel social, et appauvrissent ceux qui en manquent.

 

Mais vive seul, c’est aussi se confronter à soi-même. On a tendance pour éviter ce RDV malaisé à rester dans une hyper activité pour ne pas avoir à se retrouver seul. Et pourtant, Serge GUERIN, Sociologue, nous parle de « diététique psychologique ». Rien de plus sain et de normal en effet, que de se poser sans craintes et de considérer ses choix, de faire le bilan de ce que l’on souhaite et de ce que l’on a réalisé. De se recentrer, tout simplement. Pour continuer sur la notion de diététique psychologique, rien ne sert de consommer si on n’apprécie pas les plats… Est-ce la personne avec qui je me vois vraiment faire ma vie ? Ces amis sont-ils vraiment ceux que j’estime ? Ce travail me convient-il ? Puis-je évoluer dans ma situation actuelle ? De quoi j’ai envie, fondamentalement ? Avec qui ? Etc…  

 

Doit-on opposer célibat et solitude ? passer-les-vacances-seul-psycho-solitude.jpg

 

Bien sûr ! Si la façon de vivre seul correspond à un choix. Fort heureusement, toutes les personnes célibataires ne sont pas dramatiquement isolées d’autrui. La plupart ont un vrai réseau d’amis et des relations sentimentales tout à fait satisfaisantes. Notons aussi, que  pour certains, les cycles de vie sont établis à l’avance. Ainsi il y a ceux qui désirent tout mettre en œuvre pour réaliser correctement leur vie professionnelle et ainsi assurer une vie confortable à leur vie de couple quand ils seront disponibles pour la vivre.  Il y existe aussi de nouveaux modèles, comme la volonté de faire respecter son espace et de respecter celui de l’autre, en choisissant des moments à deux et des moments seuls. Ainsi ces couples qui décident de faire appartement à part. N’oublions pas que l’on peut être terriblement seuls à deux si la communication n’est plus authentique.


 

 

 

Finalement, vivre seul = Vivre heureux ? Oui, si l’on choisit librement ce modèle-là, et surtout si l’on prend le temps de créer, autour, de vrais liens et d’échanger sincèrement. C’est bien de cela que la société prive petit à petit avec ces contraintes de compétitivité, d’individualisme et d’ersatz de communication. Paradoxalement, le regard de cette même société rend suspect le fait de vivre en solo et n’offre pas de réponse adaptée pour tous ceux qui souhaitent s’épanouir dans ce schéma-là. Sylvie la bien compris et propose, par exemple, des séjours en solo répondant parfaitement aux désirs de chacun.

 

Et vous ? Comment vous sentez-vous à l'approche des ces mois de juillet et août ? ;o)

 

Comme chaque année, le cabinet propose des groupes de parole en juillet et aôut pour rompre votre isolement ( dates à venir en fonction du nombre de participants )

Lire aussi : L'angoisse des vacances

 

 

 

Comment se remettre d'une rupture ?

rupture-separation.jpgDe la première séparation symbolique d’avec les parents, à celle où l'on quitte volontairement le nid familial pour voler de ses propres ailes ou encore une rupture amoureuse, un divorce, un déménagement, une dispute entre amis, frère et sœur, la fin d’une couple, la mort d’un proche, les séparations jalonnent notre vie et structurent profondément nos existences.

 

Bien qu’elles soient des étapes nécessaires elles n’en constituent pas moins une douloureuse épreuve de perte et de blessure qu’il appartient à chacun(e) de gérer, sur tous les plans, physiques et psychologiques, tant dans leur dimension consciente ou inconsciente.

 

Tous ceux qui ont rencontré une de ces formes de séparation, que ce soit celle d’un être cher ou celle d’une situation (chômage, retraite, licenciement, …) connaissent le poids de la douleur où il faut apprendre sans trop de dégâts, à se séparer, quitter, perdre.

 

La vie n’est qu’une succession d’attachement et de détachement : « La séparation est la reconstruction, la rupture est une déchirure, une amputation » nous dit Marcel Ruffo.

 

Pourquoi à la complication de la rupture s’ajoute l’angoisse d’un processus dont on ne comprend/connait pas grand-chose ? C’est oublier que les expériences primaires sont les racines de l’existence, qu’elles laissent souvent des traces indélébiles et que le couple est le lieu où se rejoue des scènes inachevées de l’enfance (carences affectives, abandon,…).  Ainsi certain(e)s vivront toutes séparations sur le mode d’une profonde détresse. Cette détresse inscrite dans nos mémoires ravivera les séparations et les abandons qui seront vécus de façon traumatique perturbant parfois l’équilibre de la personne.

 

Ces expériences de séparation, de douleur et de deuil, de solitude non choisie peuvent faire régresser vers une dépendance rappelant un temps qui renvoie à la petite enfance avec une demande de soin, une quête de compensation orale (boulimie, anorexie, addiction, prise de drogues,… ), … Cet état d’angoisse extrême s’observe à travers de véritables état de panique, parfois phobiques et autres troubles du comportement .

 

Se séparer dans son couple

 

Difficile de faire l’économie de la douleur lors de la rupture ! Face à l’échec nous ressentons toute une gamme d’émotions : tristesse, colère, douleur, peur de l’avenir, solitude, confusion concernant des décisions à prendre avec aussi ce sentiment d’échec face à nos rêves brisés et projets avortés. Du début de la rupture jusqu’à la phase de reconstruction il nous faut négocier avec toute la palette des émotions : choc, incrédulité, marchandage, colère, culpabilité, détresse.

 

 Aussi dure que soit l’épreuve il importe de ne pas escamoter les étapes et d’être patient(e) avec soi-même !

 

Face à cette crise existentielle on se trouve souvent confronté à ses propres limites et on a pas forcément la disponibilité psychique pour soi ( et l’entourage s’il y a des enfants par exemple, … ). Il est alors judicieux de se faire aider pour passer ce cap (ami, famille). Un soutien psychologique transitoire permet de mieux traverser cette période de bouleversement intense. Pour certain(e)s une analyse, un soutien thérapeutique est l’occasion de liquider des angoisse/des peurs trop encombrantes et limitantes.

 

Prendre le temps de se remettre et se faire aider

 

Ce temps de convalescence est utile pour récupérer, dissoudre les peines et imposer le silence au discours et aux idées trop obsédantes. Il est aussi se-remettre-d-une-rupture.jpgnécessaire de dresser un état des lieux de la situation et d’éviter de s’engouffrer dans une autre relation pour éviter d’avoir à accomplir un travail de deuil. Blessure narcissique oblige on peut aussi douter de soi, de son physique, de sa capacité à aimer et à être aimée. On déprime. On se repli sur soi. C’est un passage presque inévitable. Mais ensuite, une fois qu’on se décide à remettre le nez hors de sa tanière on peut enfin lucidement évoquer cette rupture et comprendre l’origine de certains de nos comportements, se défaire de la rigidité de nos cuirasses intérieures et faire l’apprentissage de la confiance.

 

Ce temps de répit est celui qui permet de se recueillir en soi-même, comprendre  nos schémas de fonctionnement qui dictent nos choix.  L’intérêt de cette auto-analyse est de prendre conscience de nos manques et de nos attentes afin de pouvoir les combler.

 

Dresser un bilan et se reconstruire

 

Lorsqu’on parvient à intégrer la séparation et à lui donner un sens, on en sort grandi. La grande majorité des personnes s'en relève tout en se révelant dans une construction de vie et de relations bien mieux adaptées à leurs besoins. Cette épreuve permet d’être plus authentique et attentive à soi ainsi qu’aux désirs de l’autre.

 

Besoin d'aide ? Besoin d'en parler ?

 

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En savoir + :

Cet article n'est qu'un résumé de l’excellent texte de Michèle Freud ( lire les 7 pages ).

 

 

detache-moi-marcel-ruffo.jpgDétache -moi : Se séparer pour grandir

Marcel Ruffo

 

 

Surmonter l'angoisse de la solitude

La peur d’être avec nous-même

solitude-psychotherapie-et-psychocoaching-asnieres-sur-seine.jpgDe même que nous avons peur de vide, nous craignons de passer du temps uniquement avec nous-mêmes. Le silence effraie. Pourtant, il n'est pas nécessaire d'être entouré en permanence. Pour surmonter l'angoisse de la solitude, il n'existe qu'un moyen d'y parvenir : être seul ! Comme pour tout ce qui a trait à la psychologie, c'est en expérimentant que nous venons à bout de nos problèmes. En étant seuls,nous prenons conscience que c'est "vivable", voire agréable. Aborder la solitude requiert de la sollicitude envers nous-même. Soyons donc tolérants avec nous-même.

Plus nous faisons l'expérience de la solitude, plus le plaisir de nous retrouver seul  se développe.
Être avec nous-même et uniquement avec nous peut alors vite devenir un besoin, car nous découvrons alors des ressources insoupçonnées.


 

 

Apprendre à s'aimer

C'est dans la solitude que nous découvrons qui nous sommes réellement. il ne s'agit pas de vivre seul, mais de nous accorer des moments où nous pouvons l'être. La solitude est nécessaire à la rencontre avec soi-même. Nous apprenons, petit à petit, à nous connaître/nous reconnaître, et à nous apprécier. En effet, en réalisons qui nous sommes... Finalement, pas si détestable ou stupide que cela... Voire plutôt sympathique avec nos fragilités, et donc, estimable.  Nous apprenons à cultiver une bienveillance essentielle à l'égard de nous-mêmes. En commençant à porter attention à la personne que nous sommes, et en la respectant, nous développons la considération élémentaire à l'être que nous sommes.

 

Du temps pour soi

Il est donc important de se consacrer du temps. C'est en se retrouvant seul dans un espace qui n'appartient qu'à nous, que nous parvenons vraiment à réfléchir correctement.  de cette manière, nous accédons plus clairement à ce qui cloche : comportement toxique, compréhension de certaines attitudes difficiles à vivre pour soi et les autres, identification des émotions... Cette solitude choisie, en temps et lieux, nous permet l'étude judicieuse et non critique de notre personne et de certains de nos agissements. En interrogeant notre conscience, en développant nos valeurs personnelles, nous prenons des décisions essentielles. Ces pauses solitaires sont un besoin salvateur pour faire le point et avancer dans nos vies.

 

En s'écoutant on entend l'autre

solitude-psychotherapeute-asnieres-sur-seine.jpgPour pouvoir être agréable avec autrui, de manière efficace, il est indispensable de nous occuper en tout premier lieu de nous-même. Cela n'a rien d'égoïste. En prenant soin de soi, en restant à l'écoute de ses besoins et désirs, nous agissons tel un parent pour son enfant. Enfant que nous sommes resté, de toute façon, tout au fond de nous et qui connais particulièrement bien ce dont il a besoin. Nous veillons sur nous même nous nous rassurons.  En prêtant attention à ce que nous souhaitons, nous apprenons à nous respecter. Lorsque nous nous occupons correctement de nous, nous sommes en capacité de développer notre estime personnel. Et parce que nous sommes capable de prendre soin de nous, alors nous sommes en mesure de le faire avec autrui. En satisfaisant nos besoins, et nos désirs nous nous rendons disponibles et aimables avec les autres.

 

Ce qu'on aime faire

Une des meilleures attitudes à adopter pour nous occuper de nous-même est de nous livrer à une activité qui nous apporte du plaisir. Si nous aimons danser et bien dansons ! Si nous préférons nager et bien nageons ! Qu'importe. Les activités artistiques et sportives sont des passe-temps qui contribuent fortement à l'estime de soi en procurant du plaisir et de la joie de vivre. Elles nous permettent de nous déconnecter de nos préoccupations quotidiennes et de nous recentrer. De même, cuisiner peut se révéler très agréable en développant notre créativité et en partageant ce plaisir. Jardiner ou encore prendre soin de son corps peuvent être des activités très satisfaisantes. Encore une fois, peu importe. Trouvons ce qui nous va et ce qui nous fait du bien. L'objectif est d'avoir une occupation qui soit récréative et qui nous procure du bien-être.

 

En marche !

solitude-psychotherapeute-asnieres-sur-seine-1.jpgLes bienfaits de la marche à pied sont pléthore. La marche est une activité vivifiante et revigorante à souhait, mais surtout, elle est idéale pour nous reconnecter avec nous-même. En l'espace de seulement vingt-minutes, nous pouvons nous sentir reliés. Lorsque nous avons l'esprit encombré, la marche permet, efficacement, de dénouer les tensions et d'alléger notre moral. L'exercice physique est reconnu pour agir de façon positive sur le mental. Il permet de nous libérer du stress et de nous apaiser lorsque nous sommes contrariés. La marche à pied est d'ailleurs de plus en plus pratiquée. Elle ne nécessite aucun investissement ni talent particulier ( si ce n'est une paire de chaussure adaptée ! ). Nous n'avons besoin que d'un peu de temps et de motivation pour sortir. Mais, sachez que la plénitude engendrée par cette activité sont très rapides et durables. 

En marchant dans la nature nous nous détendons tout en conservant nos sens en alerte, car nous restons sensibles à ce qui ce passe autour de nous. La marche possède également une dimension  spirituelle, car en marchant, nous nous sentons reliés à quelque chose de plus vaste qui nous dépasse et nous accueille.

 

Trouver la sérénité

Paradoxalement, pour tout ceux qui sont effrayé par le fait de se retrouver seul face à eux-même, sachez que la solitude permet justement de retrouver une certaine forme de sérénité. C'est dans le calme et la tranquillité, installées au plus profond de notre être, que nous pouvons accéder à cette sagesse.
La sérénité nait de la rencontre avec soi. Là, nous parvenons à cultiver cette confiance en nous, à croire en nos capacités et à redécouvrir tous les possibles de nos ressources, à nous admettre tels que nous sommes, et surtout, à accepter ce qui est tel qu'il est. Lorsque nous sommes en contact avec notre être profond, c'est à dire lorsque nous sommes prêts à l'accueillir ( à nous accueillir dans notre globalité sans jugement ! ) alors nous goutons à la sérénité, au plaisir d'exister, et d'être pleinement soi.

 
Un thérapeute peut vous aider à retrouver ou à reconnaitre cette sérénité. Si vous êtes terrifié(e)s à l'idée d'être seul(e) et/ou abandonné(e)s, n'hésitez pas à chercher avec lui ce qui ce cache derrière cette crainte de la solitude.

 

 

 

 

Le cabinet sera fermé du 1er juin au 31 aout 2017.

Bonne vacances à tous !

Tortue