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Comment se remettre d'une rupture ?

rupture-separation.jpgDe la première séparation symbolique d’avec les parents, à celle où l'on quitte volontairement le nid familial pour voler de ses propres ailes ou encore une rupture amoureuse, un divorce, un déménagement, une dispute entre amis, frère et sœur, la fin d’une couple, la mort d’un proche, les séparations jalonnent notre vie et structurent profondément nos existences.

 

Bien qu’elles soient des étapes nécessaires elles n’en constituent pas moins une douloureuse épreuve de perte et de blessure qu’il appartient à chacun(e) de gérer, sur tous les plans, physiques et psychologiques, tant dans leur dimension consciente ou inconsciente.

 

Tous ceux qui ont rencontré une de ces formes de séparation, que ce soit celle d’un être cher ou celle d’une situation (chômage, retraite, licenciement, …) connaissent le poids de la douleur où il faut apprendre sans trop de dégâts, à se séparer, quitter, perdre.

 

La vie n’est qu’une succession d’attachement et de détachement : « La séparation est la reconstruction, la rupture est une déchirure, une amputation » nous dit Marcel Ruffo.

 

Pourquoi à la complication de la rupture s’ajoute l’angoisse d’un processus dont on ne comprend/connait pas grand-chose ? C’est oublier que les expériences primaires sont les racines de l’existence, qu’elles laissent souvent des traces indélébiles et que le couple est le lieu où se rejoue des scènes inachevées de l’enfance (carences affectives, abandon,…).  Ainsi certain(e)s vivront toutes séparations sur le mode d’une profonde détresse. Cette détresse inscrite dans nos mémoires ravivera les séparations et les abandons qui seront vécus de façon traumatique perturbant parfois l’équilibre de la personne.

 

Ces expériences de séparation, de douleur et de deuil, de solitude non choisie peuvent faire régresser vers une dépendance rappelant un temps qui renvoie à la petite enfance avec une demande de soin, une quête de compensation orale (boulimie, anorexie, addiction, prise de drogues,… ), … Cet état d’angoisse extrême s’observe à travers de véritables état de panique, parfois phobiques et autres troubles du comportement .

 

Se séparer dans son couple

 

Difficile de faire l’économie de la douleur lors de la rupture ! Face à l’échec nous ressentons toute une gamme d’émotions : tristesse, colère, douleur, peur de l’avenir, solitude, confusion concernant des décisions à prendre avec aussi ce sentiment d’échec face à nos rêves brisés et projets avortés. Du début de la rupture jusqu’à la phase de reconstruction il nous faut négocier avec toute la palette des émotions : choc, incrédulité, marchandage, colère, culpabilité, détresse.

 

 Aussi dure que soit l’épreuve il importe de ne pas escamoter les étapes et d’être patient(e) avec soi-même !

 

Face à cette crise existentielle on se trouve souvent confronté à ses propres limites et on a pas forcément la disponibilité psychique pour soi ( et l’entourage s’il y a des enfants par exemple, … ). Il est alors judicieux de se faire aider pour passer ce cap (ami, famille). Un soutien psychologique transitoire permet de mieux traverser cette période de bouleversement intense. Pour certain(e)s une analyse, un soutien thérapeutique est l’occasion de liquider des angoisse/des peurs trop encombrantes et limitantes.

 

Prendre le temps de se remettre et se faire aider

 

Ce temps de convalescence est utile pour récupérer, dissoudre les peines et imposer le silence au discours et aux idées trop obsédantes. Il est aussi se-remettre-d-une-rupture.jpgnécessaire de dresser un état des lieux de la situation et d’éviter de s’engouffrer dans une autre relation pour éviter d’avoir à accomplir un travail de deuil. Blessure narcissique oblige on peut aussi douter de soi, de son physique, de sa capacité à aimer et à être aimée. On déprime. On se repli sur soi. C’est un passage presque inévitable. Mais ensuite, une fois qu’on se décide à remettre le nez hors de sa tanière on peut enfin lucidement évoquer cette rupture et comprendre l’origine de certains de nos comportements, se défaire de la rigidité de nos cuirasses intérieures et faire l’apprentissage de la confiance.

 

Ce temps de répit est celui qui permet de se recueillir en soi-même, comprendre  nos schémas de fonctionnement qui dictent nos choix.  L’intérêt de cette auto-analyse est de prendre conscience de nos manques et de nos attentes afin de pouvoir les combler.

 

Dresser un bilan et se reconstruire

 

Lorsqu’on parvient à intégrer la séparation et à lui donner un sens, on en sort grandi. La grande majorité des personnes s'en relève tout en se révelant dans une construction de vie et de relations bien mieux adaptées à leurs besoins. Cette épreuve permet d’être plus authentique et attentive à soi ainsi qu’aux désirs de l’autre.

 

Besoin d'aide ? Besoin d'en parler ?

 

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En savoir + :

Cet article n'est qu'un résumé de l’excellent texte de Michèle Freud ( lire les 7 pages ).

 

 

detache-moi-marcel-ruffo.jpgDétache -moi : Se séparer pour grandir

Marcel Ruffo

 

 

 

 

Le cabinet sera fermé du 1er juin au 31 aout 2017.

Bonne vacances à tous !

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