gerer ses emotions

Comment gérer ses émotions ? La peur

Tout comme la colère, la peur est une émotion universelle. C’est-à-dire, qu’elle se caractérise par des traits spécifiques reconnaissables et interprétables par tous.
Nous avons vu que la colère servait à nous défendre et à limiter le conflit en intimidant ;

La peur quant à elle, est l’émotion du danger et de la perception du danger. Elle nous permet donc de fuir ce dernier dès que nous nous retrouvons en situation périlleuse. En nous avertissant, cette émotion qui a également un fort impact physiologique ( rythme cardiaque accéléré, contraction musculaire, etc… ) nous prépare aussi à une action physique comme la fuite pour nous éloigner de la source du danger , ou une autre action défensive de type comportement/réflexe agressif pour nous protéger.

 

Ne confondons pas peur et angoisse. La peur est une réaction à un danger précis, l’angoisse est une anticipation d’un danger supposé et imprécis.

 

Il existe des peurs universelles comme la peur du vide, des serpents, du noir, etc… Ces peurs correspondent ou ont correspondu à des dangers habituels de notre environnement il y a très longtemps. Ces peurs salutaires nous ont permis de survivre jusqu’à aujourd’hui. La vigilance est donc une conséquence directe de ces peurs. La peur à de gros yeuxdit un proverbe russe : Elle permet de déceler un danger bien avant qu’il ne soit trop tard. On peut donc parler de peurs innées pour certaines. Pour d’autres, comme la peur du vide, de la fin du monde, etc… On parle de peur acquise par l’éducation et la culture. On note une autre fonction liée à la peur, notamment en ce qui concerne les peurs véhiculées par la culture : celle de la régulation sociale qui permettrait (permettait !), en théorie, de tenir ses obligations sociales (l’enfant obéit à ses parents et à ses professeurs de crainte d’être puni, le salarié à ses supérieurs de peur d’être licencié, etc…).


Nous avons vu que certaines peurs, peuvent, à travers l’histoire de l’humanité avoir gagnées nos gènes pour nous permettre de survivre jusqu’ici, mais il y a aussi trois autres formes d’apprentissages de nos craintes.

 Le traumatisme unique : avoir été victime d’une agression ou d’un accident par exemple laisse une peur durable de ce type d’événements. On parle aussi de choc.

Les expériences stressantes et répétées : le cinéma illustre parfaitement cette forme d’apprentissage. Dans les films d’horreur, on envoi de façon répétée des scènes brèves et impressionnantes associées à un son angoissant qui ne permet pas au cerveau de s’y habituer et créent un véritable conditionnement à la peur, car ne laissant aucune capacité de contrôle. On parle aussi d’induction.

 

L’après-coup : il vous est probablement arrivé de vivre une situation dangereuse qui demandait toute votre vigilance, puis qui, quelques heures ou jours plus tard, vous a fait prendre conscience que vous aviez risquez gros à ce moment précis. Comme par exemple d’avoir été, sciemment, vous baigner dans une zone interdite et d’apprendre par la suite qu’un surfeur s’était fait attaquer par un requin… On parle également de peur rétrospective.

 

Il est difficile de combattre ses peurs tant elles nous soumettent. La confrontation avec celles-ci n’étant pas une partie de plaisir. Aussi, le mieux est-il encore de les apprivoiser pour vivre en paix avec l’intention qu’elles servent, qui paradoxalement, est toujours une intention positive ( nous protéger )!

Gérer ses peurs, oui, mais comment ?

Il n’y a pas de remède miracle, mais de vouloir les éviter ne fait qu’amplifier le problème.

Parlez-en ! La peur et la honte sont souvent associées et favorisent également l’augmentation du problème. Autant que possible, il est important d’informer son entourage pour éviter de se retrouver en situation de panique. Parler c’est aussi avoir accès à des informations essentielles qui vous rassureront. Pour les phobiques, il est intéressant de comprendre ce qui se cache derrière ces peurs paralysantes en allant consulter un thérapeute. Savoir comment fonctionne les mécanismes de la peur, et des réalités de ces dernières, permet de mieux les cerner, donc d’apprendre à les gérer.

... Pour commencer, si un personne absolument terrorisée à la vue d’une sourie comprend que cette dernière ne l’attaquera jamais, certes ça ne l’empêchera pas de détester l’animal, mais elle pourra tolérer le simple fait d’en croiser une au cas où…

Exposez-vous ! Oui, mais pas n’importe comment. Régulièrement et progressivement de façon à augmenter votre seuil de tolérance à la situation. Là, aussi, le mieux est de se faire aider en cas de peur invalidante. N’adoptez-pas une attitude contre-phobique, c’est-à-dire de foncer tête baissée pour minimiser/nier le danger, ou en pensant que le mal par le mal est le vaccin idéal. Le résultat serait pire : Vous risquez de vous retrouver dans une problématique de traumatisme ou de contrecoup encore plus difficile à supporter !

Relaxez-vous ! Les tensions physiques correspondent la plupart du temps à des tensions psychiques, la relaxation, la sophrologie l'hypnose, la programmation-neuro-linguistiq ue (PNL), la stimulation du cerveau gauche /droit, les thérapies comportementales et cognitives (TCC) ont une efficacité certaine et augmentent la résistance aux situations anxiogènes. Elles aident à maîtriser la peur et à contrer les pensées négatives qui caractérisent l’anxiété. Il existe aussi plusieurs méthodes sérieuses qui permettent de faire face en douceur à son imaginaire. La respiration, la pleine conscience, l’EMDR… A vous de trouver ce qui vous fait du bien.
Évidemment, évitez les substances qui désinhibent de type alcool, et drogue… Non seulement elles ne résolvent rien, mais en prime elles entretiennent vos peurs en rajoutant une problématique de dépendance !

Enfin, acceptez d’avoir peur et communiquez avec elle ! Personnellement, je conseille à mes clients de nommer leur peur comme une partie d’elle-même ou de la visualiser comme un « petit soi-même » à un jeune âge. Avec un regard plus attendrie, plus clément, le dialogue se noue entre ses émotions et soi…Et les comportements changent ;-)

 

 

Comment gérer ses émotions ? La colère

la-colere-psychotherapie-asnieres.gifLes émotions, quand bien même nous le souhaiterions, nous ne pourrions pas vivre sans elles tant elles sont indispensables à notre équilibre et à notre vie sociale. Pourtant, parfois elles nous débordent, nous envahissent, ou peuvent nous manquer en une sorte de déficit réactionnel qui nous inquiète, ou encore, mal nous définir par l’intensité qu’elles mettent à s’exprimer.
 
Et si, dans un premier temps, nous définissions ce qu’est une émotion ?
 
Une émotion est une réaction soudaine et de courte durée face à un événement. 
Cette réaction se ressent dans tout notre organisme; tant sur le plan physiologique que  psychologique, et apporte une modification de l’humeur et du comportement. 

 
 
La racine étymologique du mot « émotion » est « MOTERE », du verbe latin  « bouger »,  avec le suffixe « E » qui signifie « de », suggérant que dans chaque émotion il y ait une action
 
 → l’émotion est un mouvement.
 
 
Les rôles principaux de ces réactions nous permettent d’abord de nous adapter à une situation et de communiquer nos besoins. Nous verrons plus en détail, dans différents chapitres, les rôles de chaque émotion.
 
Il existe 6 émotions dites primaires ou émotions de bases : La joie, la peur, la colère, le dégoût, la tristesse, et la surprise.
Ces émotions sont une disposition innée du cerveau et sont le fondement du développement des autres émotions, les émotions dites secondaires, qui se développent au cours de la vie par interaction avec l’environnement.
Elles sont communiquées à partir d’expressions faciales universelles; c’est-à-dire que vous comprenez immédiatement l’état émotionnel d’un inuit sur la banquise, comme celui d’un trader en plein Wall-Street, ou encore celui d’un indigène dans la jungle de Papouasie sans avoir à étudier ni sa langue, ni ses mœurs.
 

Nous l’avons vu, les émotions sont nécessaires pour vivre en société, d’où que nous venions, où que nous nous trouvions et peut-importe avec qui nous sommes, et nous l’observerons à plusieurs reprises, dans l’évolution elles nous ont même permises de continuer à exister jusqu’à aujourd’hui, mais pour autant, souvent gênantes et difficiles à gérer nous préférerions parfois nous en taper-du-poing-sur-la-table-psychotherapie-asnieres.jpgpasser.
Ainsi, si l’on demande à une dizaine de personne de quelle émotion elles aimeraient bien se défaire, celle qui arrive en tête ex aequo avec la peur, c’est la colère.
Alors regardons là d’un peu de plus près et voyons comment nous réconcilier avec elle. Car s’il y a une chose de certaine, c’est que la colère n’est pas notre ennemie. Au contraire… Elle nous connait bien : Gardienne de nos valeurs et soucieuse de notre bien-être ( un peu trop d’ailleurs ! ) si elle ne manque pas d’authenticité, elle a en revanche besoin d’être canalisée pour s’exprimer avec justesse.

La colère

Elle nous met dans un état agressif indispensable pour nous défendre lors d’une situation où nous nous sentons nous même agressé, mais paradoxalement, son rôle est justement d’éviter le combat/conflit en intimidant notre « agresseur ».
Couteuse en énergie surtout lorsqu’on la rumine, elle est pourtant nécessaire à toutes espèces sociales. D’une part, elle permet de se défendre (  l’homme a ainsi survécu dans l’histoire soit en dominant, soit en choisissant de se soumettre pour continuer d’exister) et d’autre part, de faire connaître notre système de valeurs. La colère permet donc de remettre les choses, et parfois, les gens à leur place pour que nous conservions la nôtre. Tout est affaire de mesure, évidemment. 

 
 

Comment mieux gérer la colère ?

 
- Nommer ce qui a été touché et ne pas attaquer la personne parce que, finalement, ce n’est pas ( ou très rarement ) la personne qui vous a blessé, mais son propos. Ex :  "Ça me fait mal que tu me dises que mon travail est mal fait !" Permettra plus facilement de désamorcer la situation et une compréhension plus aisée de votre état plutôt que "Tu es stupide, méchant et injuste !". Attaquer les valeurs de l’autre n’atténuera en rien votre souffrance et de plus, vous aller créer un second conflit qui est hors sujet. C’est ainsi qu’on se noie très facilement et très rapidement dans des situations conflictuelles insolubles, car on a perdu de vue l’origine du problème. Donc, gagnez du temps et conservez votre énergie en nommant le propos qui vous a heurté  et demandez des explications par exemple, ce que l’on attendait de vous en y apportant, au besoin, des éclaircissements sur vos capacités. 
 
 
- Faire l’effort de se souvenir de la première fois où on a ressenti ce type de violente émotion pour mieux réfléchir à nos priorités du moment, et surtout faire cet effort-là quand la colère nous submerge trop souvent.  Cette colère, si elle devient régulière, si elle est réactivée sans arrêt, c’est qu’elle a une origine qui n’est pas réglée… Elle n’est plus forcément en lien avec la ou les situations réellement vécues. Un travail thérapeutique en ce sens peut-être une aide précieuse.
 
 
- Anticipez en informant, car ne rien dire ne peut qu’alimenter du ressentiment et des situations à risques si votre entourage n’est pas au courant de vos valeurs. Informer c’est diminuer les causes de colère.
 
 
- Contrôler sa colère ce n’est pas la déplacer ! Soyez au clair avec vous-même. Ne vous vengez pas à côté du sujet en cassant des biens ou en vous en prenant à vos voisins… Vos collègues, vos amis... Ils n'y sont pour rien !
 
 
- Ecouter le point de vue de l’autre. Lui aussi à des valeurs… Peut-être même identiques aux vôtres mais articulées différemment…
 
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- Sortez si vous sentez que la moutarde vous monte au nez… Sortez et marchez, courez, respirez… Interrompez la discussion et reprenez là le lendemain si possible. La nuit porte conseil !
 
 
- Enfin, acceptez d’être en colère et concentrez-vous sur les raisons de cette dernière. Ne la réprimez surtout pas, vous n’en serez que plus juste avec tout le monde, et cela vous permettra de tourner la page sans trop de difficulté !
 
 
Voilà, finalement la colère, c’est un peu comme une très vieille amie, une amie d’enfance, qui nous connaissait très très bien, mais qui ne nous a pas vu évoluer. Alors autant aller la visiter parce qu’il n’est pas question de se priver d’elle,  et la remercier de prendre soin de nous en lui proposant un système de valeurs réévalué, en l’informant de nos priorités, et en rendant ce qui n’est pas à nous ou ce qui ne nous satisfait plus. Souvent en étudiant un peu sa famille et le contexte de celle-ci, on s’aperçoit qu’il y a des colères qui ne nous appartiennent même pas… 
 
 
Lire aussi : la peur.
 
 
 
Des outils en vidéos pour apprendre à gérer sa colère :
 
 
Gerer la colere psychotherapie asnieres

 

 

Le cabinet sera fermé du 1er juin au 31 aout 2017.

Bonne vacances à tous !

Tortue