anxiété

L'anxiété c'est quoi ?

peur-cabinet-psychotherapie-asnieres.jpgL'anxiété est un trouble émotionnel caractérisé par le sentiment d'un danger imminent ( sensation d'insécurité ) qui s'accompagne de troubles physiques et psychiques tels que boule dans la gorge, difficulté à respirer/poids sur la poitrine, mal au ventre, crise de panique...
 
 
L'anxiété est-elle utile  ?
 
Oui, car L'anxiété est naturelle et inévitable chez l'être humain. Elle a la fonction de prévenir d'un réel danger et de nous permettre d'y faire face efficacement. C'est la fameuse décharge d'adrénaline qui accélère le cœur et permet un démarrage rapide pour fuir un danger précis comme une agression physique, ou encore pour surmonter un défi. Le problème, c'est que la plupart des dangers qui nous menacent dans le monde moderne ne sont pas aussi évidents, aussi concrets. Ils sont plus flous, moins palpables, et il est bien plus difficile d'y faire face facilement.
 
Quand le danger est une peur de ne pas être à la hauteur, une peur qu'on se moque de vous, une peur de ne pas plaire… la réaction adaptée n'est pas facile à trouver. Car la fuite n'est pas la solution évidente ! Alors, l'anxiété, au lieu de se transformer en action musculaire, s'accumule sans s'extérioriser. Elle peut alors finir par nous envahir, nous déborder.
 
 
Les signes :

Nous éprouvons une crainte d'anticipation (il va arriver quelque chose de néfaste), nous nous sentons sous tension permanente, paralysés…. Les signes les plus fréquents sont les tremblements, transpiration, troubles du sommeil, fatigue exagérée, étourdissements, le cœur qui s'accélère, la difficulté à se concentrer, à respirer, l'irritabilité, bouche sèche, etc.

Si les symptômes de votre anxiété ne se résorbent pas quand la situation préoccupante rentre dans l’ordre ou qu’elle n’est pas liée à des événements de la vie, qu’elle se manifeste de plus en plus sans raison et que son niveau d’intensité est tel qu’elle envahit votre existence, on parle alors d’une des maladies de la famille des troubles anxieux.

 

Voici les principales formes de maladie anxieuse :

Le trouble panique : le « système d’alarme » de la personne se déclenche alors qu’aucun danger réel ne la menace ; cela se manifeste par l’apparition des symptômes d’une décharge d’adrénaline : fréquence cardiaque accélérée, difficultés respiratoires, tremblements, serrements de la poitrine, peur de mourir.

 

l’agoraphobie : une forme particulière de trouble phobique où l’individu craint les lieux publiques, souvent de peur de ne pouvoir en sortir facilement, par exemple, incapable de faire la file d’attente au supermarché ou à la banque.

 

la phobie spécifique : la personne nourrit une peur irrationnelle face à une situation qui ne représente pas de danger réel, par exemple, avoir peur des araignées ou des couleuvres, avoir peur de voyager en avion, etc.

 

la phobie sociale : une peur envahissante et incapacitante devant certaines activités sociales non menaçantes telles que de parler en public, boire ou manger en public, engager la conversation avec quelqu’un.

 

le trouble obsessionnel-compulsif : la personne se sent envahie par des pensées récurrentes qui l’obsèdent, tout en sachant le plus souvent qu’elles n’ont pas de sens, par exemple, craindre que le gaz soit ouvert alors qu’elle sait qu’il ne l’est pas ou craindre d’attraper des maladies au contact d’objets usuels ; elle se sent compulsivement obligée de faire certaines actions, souvent répétitives afin de réduire l’anxiété provoquée par des idées obsédantes, par exemple, vérifier plusieurs fois que le gaz  est bien éteint, se laver les mains à répétition pour éviter d’attraper des maladies; l’un ou l’autre ou les deux types de symptômes peuvent incommoder la personne.

 

l’état de stress post-traumatique : à la suite d’un traumatisme majeur qui lui a généralement fait craindre pour sa vie (terrorisme, guerre, cataclysme naturel, écrasement d’avion, agression sexuelle, vol à l'arraché, prise d’otage, accident d’auto, etc.), une personne vit beaucoup de peur, elle revit l’événement traumatisant (flashback ou rêves) et elle tente d’éviter toute situation lui faisant penser au traumatisme.

 

l’anxiété généralisée : une forme d’anxiété où la personne s’inquiète constamment pour elle-même ou son entourage en lien avec plusieurs des événements réels ou appréhendés qui sont en soit peu probables ou pour lesquels l’anxiété est hors de proportion. Par exemple, elle peut craindre, entre autres, que ses enfants subissent un accident de la route à chaque fois qu’ils quittent pour l’école alors que le trajet se situe dans un quartier tranquille.

 

Que faire pour aller mieux ?

On sait que les cellules de cerveau sont en communication constante entre elles. Elles utilisent des neurotransmetteurs à cette fin. Anxiete psychotherapeuteCe sont les neurotransmetteurs qui régissent les émotions, les mouvements, les pensées, les fonctions cognitives (mémoire, concentration, jugement, etc.) et les fonctions de survie (sommeil, appétit, digestion, élimination, contrôle de la douleur, réflexes, etc.).

Dans les troubles anxieux, l’équilibre des neurotransmetteurs est perturbée.
Il importe donc de commencer par rectifier son hygiène de vie, car  certains comportements contribuent à en diminuer les risques : de saines habitudes de vie (bien manger, faire de l’exercice, dormir suffisamment, réduire la consommation d’alcool ou de drogues) et un bon réseau de soutien social (se confier à des amis, se distraire, etc.) peuvent éloigner les troubles anxieux.

Ceci ne guérit pas un trouble anxieux, mais peut éliminer des facteurs qui l’accentuent ou l’entretiennent.

 

Si vous notez depuis plusieurs jours une souffrance incapacitante, une difficulté à répondre à vos obligations professionnelles, sociales ou familiales, il est urgent de voir votre médecin de famille ou un thérapeute. N’attendez pas d’être devenu(e) incapable de faire vos activités habituelles pour consulter. Un professionnel pourra voir avec vous s’il s’agit bien d’un trouble anxieux ou d’un autre problème et vous proposera un  traitement adapté à vos besoins.

 

Existe t'il des traitements ?

Oui, Il existe des traitements éprouvés des troubles anxieux, et plus vous consultez tôt, plus ces traitements ont des chances de vous soulager. Dans la majorité des cas, un traitement offrant une psychothérapie, des médicaments contre l’anxiété ou une combinaison des deux s’avère très efficace.

A quoi sert une psychothérapie : Elle permet de mettre en mots vos difficultés et vous aide ( si nécessaire ) à retrouver l'origine / la cause de vos souffrances. Mais aussi à en comprendre les mécanismes et à les régler pour ne plus en être dépendants/ ne plus subir.  Ces prises de consciences et cette gestion des problématiques guidées dans un cadre bienveillant permettent d'adapter plus justement vos réponses émotionnelles à votre quotidien et ainsi de vous libérer progressivement de vos maux. Des outils vous permettront de gagner en autonomie afin de mettre en pratique chez vous les bénéfices acquis en séances thérapeutiques.

A quoi servent les médicaments : Les catégories de médicaments utilisés contre les troubles anxieux, agissent en rétablissant l’équilibre entre les différents neurotransmetteurs du cerveau qui régissent les émotions, les fonctions cognitives (mémoire, concentration, etc.) et les fonctions somatiques (réactions de peur agissant sur la fréquence cardiaque, la respiration, etc.). Si votre médecin vous en prescrit, il est important de les prendre fidèlement et d’être patient. N’arrêtez jamais votre traitement si vous allez mieux. Votre médecin saura fixer avec vous les modalités d'arrêt de votre traitement en général en baissant progressivement les doses.

 

Dans tous les cas, ne restez pas seul(e)s, ne vous isolez pas.

Des professionnels sauront vous informer et vous aider à soulager vos souffrances.

 

prendre-rdv-psychotherapie-asnieres.jpg

Votre thérapeute :

 

Valerie.perriaud@gmail.com

06 10 49 49 42

___________

 

Lire la suite

Comment gérer ses émotions ? La peur

Tout comme la colère, la peur est une émotion universelle. C’est-à-dire, qu’elle se caractérise par des traits spécifiques reconnaissables et interprétables par tous.
Nous avons vu que la colère servait à nous défendre et à limiter le conflit en intimidant ;

La peur quant à elle, est l’émotion du danger et de la perception du danger. Elle nous permet donc de fuir ce dernier dès que nous nous retrouvons en situation périlleuse. En nous avertissant, cette émotion qui a également un fort impact physiologique ( rythme cardiaque accéléré, contraction musculaire, etc… ) nous prépare aussi à une action physique comme la fuite pour nous éloigner de la source du danger , ou une autre action défensive de type comportement/réflexe agressif pour nous protéger.

 

Ne confondons pas peur et angoisse. La peur est une réaction à un danger précis, l’angoisse est une anticipation d’un danger supposé et imprécis.

 

Il existe des peurs universelles comme la peur du vide, des serpents, du noir, etc… Ces peurs correspondent ou ont correspondu à des dangers habituels de notre environnement il y a très longtemps. Ces peurs salutaires nous ont permis de survivre jusqu’à aujourd’hui. La vigilance est donc une conséquence directe de ces peurs. La peur à de gros yeuxdit un proverbe russe : Elle permet de déceler un danger bien avant qu’il ne soit trop tard. On peut donc parler de peurs innées pour certaines. Pour d’autres, comme la peur du vide, de la fin du monde, etc… On parle de peur acquise par l’éducation et la culture. On note une autre fonction liée à la peur, notamment en ce qui concerne les peurs véhiculées par la culture : celle de la régulation sociale qui permettrait (permettait !), en théorie, de tenir ses obligations sociales (l’enfant obéit à ses parents et à ses professeurs de crainte d’être puni, le salarié à ses supérieurs de peur d’être licencié, etc…).


Nous avons vu que certaines peurs, peuvent, à travers l’histoire de l’humanité avoir gagnées nos gènes pour nous permettre de survivre jusqu’ici, mais il y a aussi trois autres formes d’apprentissages de nos craintes.

 Le traumatisme unique : avoir été victime d’une agression ou d’un accident par exemple laisse une peur durable de ce type d’événements. On parle aussi de choc.

Les expériences stressantes et répétées : le cinéma illustre parfaitement cette forme d’apprentissage. Dans les films d’horreur, on envoi de façon répétée des scènes brèves et impressionnantes associées à un son angoissant qui ne permet pas au cerveau de s’y habituer et créent un véritable conditionnement à la peur, car ne laissant aucune capacité de contrôle. On parle aussi d’induction.

 

L’après-coup : il vous est probablement arrivé de vivre une situation dangereuse qui demandait toute votre vigilance, puis qui, quelques heures ou jours plus tard, vous a fait prendre conscience que vous aviez risquez gros à ce moment précis. Comme par exemple d’avoir été, sciemment, vous baigner dans une zone interdite et d’apprendre par la suite qu’un surfeur s’était fait attaquer par un requin… On parle également de peur rétrospective.

 

Il est difficile de combattre ses peurs tant elles nous soumettent. La confrontation avec celles-ci n’étant pas une partie de plaisir. Aussi, le mieux est-il encore de les apprivoiser pour vivre en paix avec l’intention qu’elles servent, qui paradoxalement, est toujours une intention positive ( nous protéger )!

Gérer ses peurs, oui, mais comment ?

Il n’y a pas de remède miracle, mais de vouloir les éviter ne fait qu’amplifier le problème.

Parlez-en ! La peur et la honte sont souvent associées et favorisent également l’augmentation du problème. Autant que possible, il est important d’informer son entourage pour éviter de se retrouver en situation de panique. Parler c’est aussi avoir accès à des informations essentielles qui vous rassureront. Pour les phobiques, il est intéressant de comprendre ce qui se cache derrière ces peurs paralysantes en allant consulter un thérapeute. Savoir comment fonctionne les mécanismes de la peur, et des réalités de ces dernières, permet de mieux les cerner, donc d’apprendre à les gérer.

... Pour commencer, si un personne absolument terrorisée à la vue d’une sourie comprend que cette dernière ne l’attaquera jamais, certes ça ne l’empêchera pas de détester l’animal, mais elle pourra tolérer le simple fait d’en croiser une au cas où…

Exposez-vous ! Oui, mais pas n’importe comment. Régulièrement et progressivement de façon à augmenter votre seuil de tolérance à la situation. Là, aussi, le mieux est de se faire aider en cas de peur invalidante. N’adoptez-pas une attitude contre-phobique, c’est-à-dire de foncer tête baissée pour minimiser/nier le danger, ou en pensant que le mal par le mal est le vaccin idéal. Le résultat serait pire : Vous risquez de vous retrouver dans une problématique de traumatisme ou de contrecoup encore plus difficile à supporter !

Relaxez-vous ! Les tensions physiques correspondent la plupart du temps à des tensions psychiques, la relaxation, la sophrologie l'hypnose, la programmation-neuro-linguistiq ue (PNL), la stimulation du cerveau gauche /droit, les thérapies comportementales et cognitives (TCC) ont une efficacité certaine et augmentent la résistance aux situations anxiogènes. Elles aident à maîtriser la peur et à contrer les pensées négatives qui caractérisent l’anxiété. Il existe aussi plusieurs méthodes sérieuses qui permettent de faire face en douceur à son imaginaire. La respiration, la pleine conscience, l’EMDR… A vous de trouver ce qui vous fait du bien.
Évidemment, évitez les substances qui désinhibent de type alcool, et drogue… Non seulement elles ne résolvent rien, mais en prime elles entretiennent vos peurs en rajoutant une problématique de dépendance !

Enfin, acceptez d’avoir peur et communiquez avec elle ! Personnellement, je conseille à mes clients de nommer leur peur comme une partie d’elle-même ou de la visualiser comme un « petit soi-même » à un jeune âge. Avec un regard plus attendrie, plus clément, le dialogue se noue entre ses émotions et soi…Et les comportements changent ;-)

 

 

 

 

Le cabinet sera fermé du 1er juin au 31 aout 2017.

Bonne vacances à tous !

Tortue