angoisse

L'angoisse des vacances

l-angoisse-des-vacances.jpgLes vacances ? Quelle horreur ! S’écrient avec force et sincérité certains réfractaires de ces temps de repos pourtant salutaires.

Il y a ceux qui n’arrivent pas à décrocher et ceux qui ne veulent pas décrocher. Mais à quoi cela fait il référence ? Pourquoi et comment, à l’approche des vacances, paradoxalement, certaines personnes vivent un  stress qu’elles ne  ‘re‘connaissent pas dans l’année ?

Pour Carole c’est la peur de devoir se découvrir au sens large.

«  Les vacances, c’est l’enfer ! Je vais en famille et, rituellement,  tout le monde va à la plage. C’est un calvaire. Toute la journée à devoir s’exposer en  maillot de bain et à rester là, désœuvrée, à la vue de tous. J’ai l’impression que mon corps et mon temps ne m’appartiennent plus ! J’en arrive à prier qu’il pleuve. Qu’il pleuve et qu’il fasse froid pour ne plus avoir à endurer ça !

 

Pour Eric c’est l’inaction qui le rend malade.

« Je n’ai rien à faire et je ne le supporte pas. Je ne suis pas un hyper actif, mais ce culte du repos complet, c’est complètement aliénant. Je déteste ce  « lâcher-prise » obligatoire. Je ne sais pas quoi faire et les activités proposées m’ennuient à mourir. Ça ne me repose pas le moins du monde, au contraire, je suis dans un état de stress continuel, à tourner en rond et à ruminer ainsi. »

Pour Dominique c’est un sentiment d’abandon qui remonte à l’école.

« Déjà en primaire, je me rappelle que je n’aimais pas et ne comprenais pas cet engouement pour les grandes vacances. Je me sentais triste, perdu et complétement abandonné. Comment mes camarades pouvaient-ils êtres heureux de notre séparation ? Aujourd’hui, toujours, à l’approche du mois d’août, je déprime. Pourtant je suis heureux en couple et je passe mes vacances  dans une maison familiale remplie de joie et de douceur, mais je me sens amputé. Rien à faire, j’attends fiévreusement la rentrée pour me sentir exister.

Ces angoisses d’abandon, de vide, de pertes de repères ressurgissent, naturellement, plus violemment lors des grandes migrations estivales. Interruptions brutales dans le quotidien rempli, organisé, et donc rassurant,  qu’il soit professionnel ou amical,  les vacances font voler en éclat les  protections mise en place face à l’inconnu. Ce temps de vacances ( vacant = Libre, inoccupé ) révèlent, au fond,  les problèmes de dépendances, de difficultés à être autonome et d’adaptation aux situations nouvelles que nous rencontrons depuis l’enfance. Un temps qui s’oppose aussi radicalement avec une société ou une éducation du « devoir faire » qui n’est plus en phase, qui culpabilise et déstabilise.

Alors, les vacances, reposantes ? Non, visiblement, comme nous pouvons le constater, pas pour tous,  quand il s’agit de RDV douloureux avec soi-même. Pourtant, véritablement thérapeutiques, ces temps de congés peuvent contribuer à solder, voire à dépasser ces angoisses anciennes, s’ils sont construits et adaptés aux besoins et, bien sûr, aux désirs de chacun. Il n’y a pas de mode d’emploi, chacun ayant une sensibilité différente, mais il importe de trouver l’endroit et le moment qui convient pour gouter avec plaisir les berges de l’apaisement et se permettre ainsi,  de découvrir quelques nouveautés à vivre.

Ainsi Carole, n’était peut-être en effet pas à sa place sur une plage la journée durant et a décidé d’utiliser, différemment, son temps libre en rejoignant une association de randonneurs…

«  Je déconnecte quand je marche, c’est délicieux, je me sens dans mon corps. En plus mes petits complexes physiques ont tendance à se gommer avec la marche. Et je m’en remets un peu aux autres sans être complètement coupée du monde ! L’année prochaine je projette de faire un grand voyage organisé. C’est le grand saut, mais je me sens en confiance et l’idée est excitante ! »

Eric, lui, a décidé de ne plus partir avec le même couple d’amis et de s’offrir à lui et à son épouse une quinzaine tous les ans sans ennui-vacances.jpgleurs deux enfants.

«  J’avais glissé dans cette routine à l’envers. Mon travail m’épanouissait, mais pas mes vacances. Nous partions toujours dans le même club Marocain avec la même paire d’amis. Tout ça se faisait sans réflexion  par automatisme et facilité  aussi. D’ailleurs,  je n’avais plus d’amis, mais des collègues de vacances ! C’est cette réflexion qui m’a fait tilter. Depuis l’année dernière, les enfants vont en colo. Eux aussi sont ravis de se faire de nouveaux potes. Ma femme et moi, prenons 2 semaines rien qu’à nous, puis nous nous rejoignons tous pour la dizaine qu’il reste à nous raconter nos aventures. Quel coup de soleil sur les vacances ! »

Dominique quant à lui a compris qu’il avait besoin de résoudre certaines choses intimes et travaille dessus.

«  Je sais d’où ça vient. J’accepte de regarder le divorce de mes parents et ses effets sur moi avec un thérapeute. Je m’en suis ouvert pour la première fois à ma mère et à mon frère durant les dernières vacances de Pâques. Ce fut très fort émotionnellement, mais j’en ai été soulagé. Pour l’instant j’angoisse toujours à l’approche des vacances, mais ça va mieux. Je crois d'ailleurs que le fait de toujours rejoindre la maison familiale n’est pas fait pour arranger les choses. Il est temps que je sorte du cocon. »

 

En conclusion, si les voyages forment la jeunesse, il est aussi raisonnable de penser, qu’aujourd’hui, les vacances apportent un certain sens à nos vies d’adultes… Nous sommes donc loin de la culture du « rien faire » qui ne serait, de toute façon, pas complètement illégitime puisque la fonction première de cette période est bien de prendre soin de soi en interrompant son travail un temps donné.

 

 

Lire aussi : Seul(e) et heureux(se) pendant les vacances ?

                      Surmonter l'angoisse de la solitude

Le cabinet est ouvert en juillet et en aôut et pourra vous accueillir durant cette période.

 

 

 

Comment gérer ses émotions ? La peur

Tout comme la colère, la peur est une émotion universelle. C’est-à-dire, qu’elle se caractérise par des traits spécifiques reconnaissables et interprétables par tous.
Nous avons vu que la colère servait à nous défendre et à limiter le conflit en intimidant ;

La peur quant à elle, est l’émotion du danger et de la perception du danger. Elle nous permet donc de fuir ce dernier dès que nous nous retrouvons en situation périlleuse. En nous avertissant, cette émotion qui a également un fort impact physiologique ( rythme cardiaque accéléré, contraction musculaire, etc… ) nous prépare aussi à une action physique comme la fuite pour nous éloigner de la source du danger , ou une autre action défensive de type comportement/réflexe agressif pour nous protéger.

 

Ne confondons pas peur et angoisse. La peur est une réaction à un danger précis, l’angoisse est une anticipation d’un danger supposé et imprécis.

 

Il existe des peurs universelles comme la peur du vide, des serpents, du noir, etc… Ces peurs correspondent ou ont correspondu à des dangers habituels de notre environnement il y a très longtemps. Ces peurs salutaires nous ont permis de survivre jusqu’à aujourd’hui. La vigilance est donc une conséquence directe de ces peurs. La peur à de gros yeuxdit un proverbe russe : Elle permet de déceler un danger bien avant qu’il ne soit trop tard. On peut donc parler de peurs innées pour certaines. Pour d’autres, comme la peur du vide, de la fin du monde, etc… On parle de peur acquise par l’éducation et la culture. On note une autre fonction liée à la peur, notamment en ce qui concerne les peurs véhiculées par la culture : celle de la régulation sociale qui permettrait (permettait !), en théorie, de tenir ses obligations sociales (l’enfant obéit à ses parents et à ses professeurs de crainte d’être puni, le salarié à ses supérieurs de peur d’être licencié, etc…).


Nous avons vu que certaines peurs, peuvent, à travers l’histoire de l’humanité avoir gagnées nos gènes pour nous permettre de survivre jusqu’ici, mais il y a aussi trois autres formes d’apprentissages de nos craintes.

 Le traumatisme unique : avoir été victime d’une agression ou d’un accident par exemple laisse une peur durable de ce type d’événements. On parle aussi de choc.

Les expériences stressantes et répétées : le cinéma illustre parfaitement cette forme d’apprentissage. Dans les films d’horreur, on envoi de façon répétée des scènes brèves et impressionnantes associées à un son angoissant qui ne permet pas au cerveau de s’y habituer et créent un véritable conditionnement à la peur, car ne laissant aucune capacité de contrôle. On parle aussi d’induction.

 

L’après-coup : il vous est probablement arrivé de vivre une situation dangereuse qui demandait toute votre vigilance, puis qui, quelques heures ou jours plus tard, vous a fait prendre conscience que vous aviez risquez gros à ce moment précis. Comme par exemple d’avoir été, sciemment, vous baigner dans une zone interdite et d’apprendre par la suite qu’un surfeur s’était fait attaquer par un requin… On parle également de peur rétrospective.

 

Il est difficile de combattre ses peurs tant elles nous soumettent. La confrontation avec celles-ci n’étant pas une partie de plaisir. Aussi, le mieux est-il encore de les apprivoiser pour vivre en paix avec l’intention qu’elles servent, qui paradoxalement, est toujours une intention positive ( nous protéger )!

Gérer ses peurs, oui, mais comment ?

Il n’y a pas de remède miracle, mais de vouloir les éviter ne fait qu’amplifier le problème.

Parlez-en ! La peur et la honte sont souvent associées et favorisent également l’augmentation du problème. Autant que possible, il est important d’informer son entourage pour éviter de se retrouver en situation de panique. Parler c’est aussi avoir accès à des informations essentielles qui vous rassureront. Pour les phobiques, il est intéressant de comprendre ce qui se cache derrière ces peurs paralysantes en allant consulter un thérapeute. Savoir comment fonctionne les mécanismes de la peur, et des réalités de ces dernières, permet de mieux les cerner, donc d’apprendre à les gérer.

... Pour commencer, si un personne absolument terrorisée à la vue d’une sourie comprend que cette dernière ne l’attaquera jamais, certes ça ne l’empêchera pas de détester l’animal, mais elle pourra tolérer le simple fait d’en croiser une au cas où…

Exposez-vous ! Oui, mais pas n’importe comment. Régulièrement et progressivement de façon à augmenter votre seuil de tolérance à la situation. Là, aussi, le mieux est de se faire aider en cas de peur invalidante. N’adoptez-pas une attitude contre-phobique, c’est-à-dire de foncer tête baissée pour minimiser/nier le danger, ou en pensant que le mal par le mal est le vaccin idéal. Le résultat serait pire : Vous risquez de vous retrouver dans une problématique de traumatisme ou de contrecoup encore plus difficile à supporter !

Relaxez-vous ! Les tensions physiques correspondent la plupart du temps à des tensions psychiques, la relaxation, la sophrologie l'hypnose, la programmation-neuro-linguistiq ue (PNL), la stimulation du cerveau gauche /droit, les thérapies comportementales et cognitives (TCC) ont une efficacité certaine et augmentent la résistance aux situations anxiogènes. Elles aident à maîtriser la peur et à contrer les pensées négatives qui caractérisent l’anxiété. Il existe aussi plusieurs méthodes sérieuses qui permettent de faire face en douceur à son imaginaire. La respiration, la pleine conscience, l’EMDR… A vous de trouver ce qui vous fait du bien.
Évidemment, évitez les substances qui désinhibent de type alcool, et drogue… Non seulement elles ne résolvent rien, mais en prime elles entretiennent vos peurs en rajoutant une problématique de dépendance !

Enfin, acceptez d’avoir peur et communiquez avec elle ! Personnellement, je conseille à mes clients de nommer leur peur comme une partie d’elle-même ou de la visualiser comme un « petit soi-même » à un jeune âge. Avec un regard plus attendrie, plus clément, le dialogue se noue entre ses émotions et soi…Et les comportements changent ;-)

 

 

Surmonter l'angoisse de la solitude

La peur d’être avec nous-même

solitude-psychotherapie-et-psychocoaching-asnieres-sur-seine.jpgDe même que nous avons peur de vide, nous craignons de passer du temps uniquement avec nous-mêmes. Le silence effraie. Pourtant, il n'est pas nécessaire d'être entouré en permanence. Pour surmonter l'angoisse de la solitude, il n'existe qu'un moyen d'y parvenir : être seul ! Comme pour tout ce qui a trait à la psychologie, c'est en expérimentant que nous venons à bout de nos problèmes. En étant seuls,nous prenons conscience que c'est "vivable", voire agréable. Aborder la solitude requiert de la sollicitude envers nous-même. Soyons donc tolérants avec nous-même.

Plus nous faisons l'expérience de la solitude, plus le plaisir de nous retrouver seul  se développe.
Être avec nous-même et uniquement avec nous peut alors vite devenir un besoin, car nous découvrons alors des ressources insoupçonnées.


 

 

Apprendre à s'aimer

C'est dans la solitude que nous découvrons qui nous sommes réellement. il ne s'agit pas de vivre seul, mais de nous accorer des moments où nous pouvons l'être. La solitude est nécessaire à la rencontre avec soi-même. Nous apprenons, petit à petit, à nous connaître/nous reconnaître, et à nous apprécier. En effet, en réalisons qui nous sommes... Finalement, pas si détestable ou stupide que cela... Voire plutôt sympathique avec nos fragilités, et donc, estimable.  Nous apprenons à cultiver une bienveillance essentielle à l'égard de nous-mêmes. En commençant à porter attention à la personne que nous sommes, et en la respectant, nous développons la considération élémentaire à l'être que nous sommes.

 

Du temps pour soi

Il est donc important de se consacrer du temps. C'est en se retrouvant seul dans un espace qui n'appartient qu'à nous, que nous parvenons vraiment à réfléchir correctement.  de cette manière, nous accédons plus clairement à ce qui cloche : comportement toxique, compréhension de certaines attitudes difficiles à vivre pour soi et les autres, identification des émotions... Cette solitude choisie, en temps et lieux, nous permet l'étude judicieuse et non critique de notre personne et de certains de nos agissements. En interrogeant notre conscience, en développant nos valeurs personnelles, nous prenons des décisions essentielles. Ces pauses solitaires sont un besoin salvateur pour faire le point et avancer dans nos vies.

 

En s'écoutant on entend l'autre

solitude-psychotherapeute-asnieres-sur-seine.jpgPour pouvoir être agréable avec autrui, de manière efficace, il est indispensable de nous occuper en tout premier lieu de nous-même. Cela n'a rien d'égoïste. En prenant soin de soi, en restant à l'écoute de ses besoins et désirs, nous agissons tel un parent pour son enfant. Enfant que nous sommes resté, de toute façon, tout au fond de nous et qui connais particulièrement bien ce dont il a besoin. Nous veillons sur nous même nous nous rassurons.  En prêtant attention à ce que nous souhaitons, nous apprenons à nous respecter. Lorsque nous nous occupons correctement de nous, nous sommes en capacité de développer notre estime personnel. Et parce que nous sommes capable de prendre soin de nous, alors nous sommes en mesure de le faire avec autrui. En satisfaisant nos besoins, et nos désirs nous nous rendons disponibles et aimables avec les autres.

 

Ce qu'on aime faire

Une des meilleures attitudes à adopter pour nous occuper de nous-même est de nous livrer à une activité qui nous apporte du plaisir. Si nous aimons danser et bien dansons ! Si nous préférons nager et bien nageons ! Qu'importe. Les activités artistiques et sportives sont des passe-temps qui contribuent fortement à l'estime de soi en procurant du plaisir et de la joie de vivre. Elles nous permettent de nous déconnecter de nos préoccupations quotidiennes et de nous recentrer. De même, cuisiner peut se révéler très agréable en développant notre créativité et en partageant ce plaisir. Jardiner ou encore prendre soin de son corps peuvent être des activités très satisfaisantes. Encore une fois, peu importe. Trouvons ce qui nous va et ce qui nous fait du bien. L'objectif est d'avoir une occupation qui soit récréative et qui nous procure du bien-être.

 

En marche !

solitude-psychotherapeute-asnieres-sur-seine-1.jpgLes bienfaits de la marche à pied sont pléthore. La marche est une activité vivifiante et revigorante à souhait, mais surtout, elle est idéale pour nous reconnecter avec nous-même. En l'espace de seulement vingt-minutes, nous pouvons nous sentir reliés. Lorsque nous avons l'esprit encombré, la marche permet, efficacement, de dénouer les tensions et d'alléger notre moral. L'exercice physique est reconnu pour agir de façon positive sur le mental. Il permet de nous libérer du stress et de nous apaiser lorsque nous sommes contrariés. La marche à pied est d'ailleurs de plus en plus pratiquée. Elle ne nécessite aucun investissement ni talent particulier ( si ce n'est une paire de chaussure adaptée ! ). Nous n'avons besoin que d'un peu de temps et de motivation pour sortir. Mais, sachez que la plénitude engendrée par cette activité sont très rapides et durables. 

En marchant dans la nature nous nous détendons tout en conservant nos sens en alerte, car nous restons sensibles à ce qui ce passe autour de nous. La marche possède également une dimension  spirituelle, car en marchant, nous nous sentons reliés à quelque chose de plus vaste qui nous dépasse et nous accueille.

 

Trouver la sérénité

Paradoxalement, pour tout ceux qui sont effrayé par le fait de se retrouver seul face à eux-même, sachez que la solitude permet justement de retrouver une certaine forme de sérénité. C'est dans le calme et la tranquillité, installées au plus profond de notre être, que nous pouvons accéder à cette sagesse.
La sérénité nait de la rencontre avec soi. Là, nous parvenons à cultiver cette confiance en nous, à croire en nos capacités et à redécouvrir tous les possibles de nos ressources, à nous admettre tels que nous sommes, et surtout, à accepter ce qui est tel qu'il est. Lorsque nous sommes en contact avec notre être profond, c'est à dire lorsque nous sommes prêts à l'accueillir ( à nous accueillir dans notre globalité sans jugement ! ) alors nous goutons à la sérénité, au plaisir d'exister, et d'être pleinement soi.

 
Un thérapeute peut vous aider à retrouver ou à reconnaitre cette sérénité. Si vous êtes terrifié(e)s à l'idée d'être seul(e) et/ou abandonné(e)s, n'hésitez pas à chercher avec lui ce qui ce cache derrière cette crainte de la solitude.

 

 

Qu'est-ce que la dépression ?

La dépression est une maladie très répandue, dont les conséquences sur la vie sociale, professionnelle et affective des malades ne sont pas sans gravité. Que vous soyez vous même dépressif ou que vous partagiez la vie d'une personne dépressive, je vous propose de voir ensemble les répondes à vos nombreuses interrogations d'abord en définissant ce qu'est la dépression :


La dépression est une maladie psychosomatique due à un dérèglement de l'humeur.

 

 

" Ça se discute"  La dépression - traitement et psychothérapie.
Paricipation du Docteur Jérôme Palazzolo.
 
Il existe différentes formes de dépression
Dépression névrotique / dépression psychotique :
La dépression névrotique est une forme atténuée ou mineure par rapport à la dépression psychotique dans laquelle le contact avec la réalité est gravement altéré, jusqu'à l'émergence d'idées délirantes.
- Dépression psychogène / dépression endogène :
La première est liée à des aspects psychologiques individuels préalables alors que la seconde est supposée imputable à des facteurs biologiques (en l'absence de facteur psychologique déclenchant).
- Dépression réactionnelle / dépression autonome :
La première apparaît en réaction à un événement extérieur alors que la dépression autonome ne semble pas avoir de facteur déclenchant précis.
 
Les symptômes de la dépression
L'état dépressif se caractérise par des symptômes psychiques, comportementaux, physiques.
 
Les symptômes psychiques 
La tristesse dépressive :
 
triste-psychotherapeute-asnieres.jpgLa tristesse d'une personne dépressive présente les caractéristiques suivantes : elle succède à un état de morosité, elle imprègne la perception du présent, du passé et du futur, elle engendre une incapacité à éprouver du plaisir (ou anhédonie), elle est comparable à celle d'une personne venant de subir le deuil d'un être  cher : le monde paraît vide, rien ne peut avoir assez d'intérêt pour atténuer cette situation pénible, l'avenir n'est plus porteur d'espoir, ennui, monotonie mais aussi douleur morale caractérisent également cette tristesse, elle est souvent associée à des idées suicidaires (tant l'avenir paraît sans espoir pour une personne déprimée).
La tristesse d'une personne déprimée est une vraie douleur morale qui engendre une profonde souffrance.
 
L’anxiété :
peur-psychotherapeute-asnieres.jpgIl n'y a pas d'humeur dépressive sans anxiété et réciproquement. L'anxiété est une sensation de tension intérieure, de danger imminent. Elle peut être paralysante ou au contraire susciter de l'agitation (incapacité à rester en place,  ...). Elle peut se cristalliser sur une situation particulière ou un objet : peur nouvelle d'un contexte social avec incapacité à l'affronter (changement de travail par exemple), préoccupations excessives sur son état de santé,... L'anxiété devient "angoisse" lorsque des symptômes somatiques s'associent à ces peurs : oppression thoracique, palpitations, sueurs, tremblements, gorge serrée, difficulté à déglutir, ...
Les troubles cognitifs :
 
depression-psychotherapeute-asnieres.jpgL'état dépressif s'accompagne toujours de troubles cognitifs.Ils sont fonctionnels et réversibles (c'est-à-dire qu'ils disparaissent lorsque l'état dépressif disparaît). Ils se manifestent surtout lorsqu'un effort d'attention est nécessaire .A un premier degré, ces troubles cognitifs se manifestent sous forme : de difficultés à se concentrer ou de fatigabilité, gênant par exemple la lecture. Le jugement e raisonnement sont imprégnés par la tristesse, l'anxiété et le pessimisme.
 
 
 
Les symptômes comportementaux
 
Ralentissement psychomoteur
Une première plainte dépressive peut être la fatigue, surtout matinale, s'atténuant paradoxalement au cours de la journée.
Paralysie de la pensée et de l’action :
Certains comportements sont caractéristiques d'une situation dépressive grave : clinophilie (incapacité à se lever), incurie, perte d'initiative, repli chez soi.
 
Idées suicidaires
80 % des déprimés souffrent d'idées suicidaires. L'entourage doit essayer d'en faciliter l'expression, ceci ne pouvant qu'aider le déprimé à se sentir davantage compris.
Le risque suicidaire est d'autant plus élevé: que la dépression est sévère, qu'il existe des antécédents familiaux ou personnels de tentative de suicide ou de suicide, qu'un plan suicidaire est déjà établi, chez les hommes.Les tentatives de suicide sont plus fréquentes chez la jeune femme de 18 à 30 ans. Le suicide peut être longuement mûri ou au contraire accompli de manière  impulsive.
Attention ! Plus les tentatives de suicide se répètent, plus le risque de mort par suicide devient important.
 
Troubles du comportement
- Troubles de l'humeur : la dépression hostile
Certaines formes de dépression s'expriment de façon hostile (dépressions dites hostiles). Elles associent humeur irritable et troubles du caractère (irritabilité, agressivité ...). Ceci est surtout rencontré chez l'adolescent ou des jeunes femmes à personnalité fragile.
- Troubles du comportement alimentaire :
Les troubles des conduites alimentaires (anorexie mentale, boulimie) peuvent être un signe de trouble dépressif.
 
 
Symptômes physiques
 
Les principaux signes somatiques de dépression
- Perte de poids en rapport avec l'anorexie, la perte du goût, la sensation d'oppression dans la gorge.
- Troubles du sommeil : insomnie d'endormissement, réveils nocturnes avec cauchemars, insomnie de fin de nuit souvent associée à des idées suicidaires plus prégnantes. L'hypersomnie est une autre forme de trouble du sommeil : le patient trouve refuge dans un sommeil qui a perdu sa valeur réparatrice d'où la sensation de fatigue dès le réveil.
- Troubles de la libido : baisse de l'appétit sexuel, impuissance ou frigidité.
- Troubles digestifs : diarrhée ou constipation, anorexie, gastralgies, état saburral des voies digestives.
- Troubles cardiovasculaires : palpitations, bouffées vasomotrices, hypotension et bradycardie dans les formes sévères.
 
Parlez-en à votre médecin généraliste et n'hésitez pas à consulter un psychothérapeute si vous souffrez de ces symptômes ! L'association d'un traitement médical adapté et d'une thérapie de soutien ont prouvé leur efficacité.
Visitez ce site : État dépressif 
 

 

 

Le cabinet sera fermé du 1er juin au 31 aout 2017.

Bonne vacances à tous !

Tortue