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Billets de cabinetpsycho

Surmonter l'angoisse de la solitude

La peur d’être avec nous-même

solitude-psychotherapie-et-psychocoaching-asnieres-sur-seine.jpgDe même que nous avons peur de vide, nous craignons de passer du temps uniquement avec nous-mêmes. Le silence effraie. Pourtant, il n'est pas nécessaire d'être entouré en permanence. Pour surmonter l'angoisse de la solitude, il n'existe qu'un moyen d'y parvenir : être seul ! Comme pour tout ce qui a trait à la psychologie, c'est en expérimentant que nous venons à bout de nos problèmes. En étant seuls,nous prenons conscience que c'est "vivable", voire agréable. Aborder la solitude requiert de la sollicitude envers nous-même. Soyons donc tolérants avec nous-même.

Plus nous faisons l'expérience de la solitude, plus le plaisir de nous retrouver seul  se développe.
Être avec nous-même et uniquement avec nous peut alors vite devenir un besoin, car nous découvrons alors des ressources insoupçonnées.


 

 

Apprendre à s'aimer

C'est dans la solitude que nous découvrons qui nous sommes réellement. il ne s'agit pas de vivre seul, mais de nous accorer des moments où nous pouvons l'être. La solitude est nécessaire à la rencontre avec soi-même. Nous apprenons, petit à petit, à nous connaître/nous reconnaître, et à nous apprécier. En effet, en réalisons qui nous sommes... Finalement, pas si détestable ou stupide que cela... Voire plutôt sympathique avec nos fragilités, et donc, estimable.  Nous apprenons à cultiver une bienveillance essentielle à l'égard de nous-mêmes. En commençant à porter attention à la personne que nous sommes, et en la respectant, nous développons la considération élémentaire à l'être que nous sommes.

 

Du temps pour soi

Il est donc important de se consacrer du temps. C'est en se retrouvant seul dans un espace qui n'appartient qu'à nous, que nous parvenons vraiment à réfléchir correctement.  de cette manière, nous accédons plus clairement à ce qui cloche : comportement toxique, compréhension de certaines attitudes difficiles à vivre pour soi et les autres, identification des émotions... Cette solitude choisie, en temps et lieux, nous permet l'étude judicieuse et non critique de notre personne et de certains de nos agissements. En interrogeant notre conscience, en développant nos valeurs personnelles, nous prenons des décisions essentielles. Ces pauses solitaires sont un besoin salvateur pour faire le point et avancer dans nos vies.

 

En s'écoutant on entend l'autre

solitude-psychotherapeute-asnieres-sur-seine.jpgPour pouvoir être agréable avec autrui, de manière efficace, il est indispensable de nous occuper en tout premier lieu de nous-même. Cela n'a rien d'égoïste. En prenant soin de soi, en restant à l'écoute de ses besoins et désirs, nous agissons tel un parent pour son enfant. Enfant que nous sommes resté, de toute façon, tout au fond de nous et qui connais particulièrement bien ce dont il a besoin. Nous veillons sur nous même nous nous rassurons.  En prêtant attention à ce que nous souhaitons, nous apprenons à nous respecter. Lorsque nous nous occupons correctement de nous, nous sommes en capacité de développer notre estime personnel. Et parce que nous sommes capable de prendre soin de nous, alors nous sommes en mesure de le faire avec autrui. En satisfaisant nos besoins, et nos désirs nous nous rendons disponibles et aimables avec les autres.

 

Ce qu'on aime faire

Une des meilleures attitudes à adopter pour nous occuper de nous-même est de nous livrer à une activité qui nous apporte du plaisir. Si nous aimons danser et bien dansons ! Si nous préférons nager et bien nageons ! Qu'importe. Les activités artistiques et sportives sont des passe-temps qui contribuent fortement à l'estime de soi en procurant du plaisir et de la joie de vivre. Elles nous permettent de nous déconnecter de nos préoccupations quotidiennes et de nous recentrer. De même, cuisiner peut se révéler très agréable en développant notre créativité et en partageant ce plaisir. Jardiner ou encore prendre soin de son corps peuvent être des activités très satisfaisantes. Encore une fois, peu importe. Trouvons ce qui nous va et ce qui nous fait du bien. L'objectif est d'avoir une occupation qui soit récréative et qui nous procure du bien-être.

 

En marche !

solitude-psychotherapeute-asnieres-sur-seine-1.jpgLes bienfaits de la marche à pied sont pléthore. La marche est une activité vivifiante et revigorante à souhait, mais surtout, elle est idéale pour nous reconnecter avec nous-même. En l'espace de seulement vingt-minutes, nous pouvons nous sentir reliés. Lorsque nous avons l'esprit encombré, la marche permet, efficacement, de dénouer les tensions et d'alléger notre moral. L'exercice physique est reconnu pour agir de façon positive sur le mental. Il permet de nous libérer du stress et de nous apaiser lorsque nous sommes contrariés. La marche à pied est d'ailleurs de plus en plus pratiquée. Elle ne nécessite aucun investissement ni talent particulier ( si ce n'est une paire de chaussure adaptée ! ). Nous n'avons besoin que d'un peu de temps et de motivation pour sortir. Mais, sachez que la plénitude engendrée par cette activité sont très rapides et durables. 

En marchant dans la nature nous nous détendons tout en conservant nos sens en alerte, car nous restons sensibles à ce qui ce passe autour de nous. La marche possède également une dimension  spirituelle, car en marchant, nous nous sentons reliés à quelque chose de plus vaste qui nous dépasse et nous accueille.

 

Trouver la sérénité

Paradoxalement, pour tout ceux qui sont effrayé par le fait de se retrouver seul face à eux-même, sachez que la solitude permet justement de retrouver une certaine forme de sérénité. C'est dans le calme et la tranquillité, installées au plus profond de notre être, que nous pouvons accéder à cette sagesse.
La sérénité nait de la rencontre avec soi. Là, nous parvenons à cultiver cette confiance en nous, à croire en nos capacités et à redécouvrir tous les possibles de nos ressources, à nous admettre tels que nous sommes, et surtout, à accepter ce qui est tel qu'il est. Lorsque nous sommes en contact avec notre être profond, c'est à dire lorsque nous sommes prêts à l'accueillir ( à nous accueillir dans notre globalité sans jugement ! ) alors nous goutons à la sérénité, au plaisir d'exister, et d'être pleinement soi.

 
Un thérapeute peut vous aider à retrouver ou à reconnaitre cette sérénité. Si vous êtes terrifié(e)s à l'idée d'être seul(e) et/ou abandonné(e)s, n'hésitez pas à chercher avec lui ce qui ce cache derrière cette crainte de la solitude.

 

 

Qu'est-ce que la dépression ?

La dépression est une maladie très répandue, dont les conséquences sur la vie sociale, professionnelle et affective des malades ne sont pas sans gravité. Que vous soyez vous même dépressif ou que vous partagiez la vie d'une personne dépressive, je vous propose de voir ensemble les répondes à vos nombreuses interrogations d'abord en définissant ce qu'est la dépression :


La dépression est une maladie psychosomatique due à un dérèglement de l'humeur.

 

 

" Ça se discute"  La dépression - traitement et psychothérapie.
Paricipation du Docteur Jérôme Palazzolo.
 
Il existe différentes formes de dépression
Dépression névrotique / dépression psychotique :
La dépression névrotique est une forme atténuée ou mineure par rapport à la dépression psychotique dans laquelle le contact avec la réalité est gravement altéré, jusqu'à l'émergence d'idées délirantes.
- Dépression psychogène / dépression endogène :
La première est liée à des aspects psychologiques individuels préalables alors que la seconde est supposée imputable à des facteurs biologiques (en l'absence de facteur psychologique déclenchant).
- Dépression réactionnelle / dépression autonome :
La première apparaît en réaction à un événement extérieur alors que la dépression autonome ne semble pas avoir de facteur déclenchant précis.
 
Les symptômes de la dépression
L'état dépressif se caractérise par des symptômes psychiques, comportementaux, physiques.
 
Les symptômes psychiques 
La tristesse dépressive :
 
triste-psychotherapeute-asnieres.jpgLa tristesse d'une personne dépressive présente les caractéristiques suivantes : elle succède à un état de morosité, elle imprègne la perception du présent, du passé et du futur, elle engendre une incapacité à éprouver du plaisir (ou anhédonie), elle est comparable à celle d'une personne venant de subir le deuil d'un être  cher : le monde paraît vide, rien ne peut avoir assez d'intérêt pour atténuer cette situation pénible, l'avenir n'est plus porteur d'espoir, ennui, monotonie mais aussi douleur morale caractérisent également cette tristesse, elle est souvent associée à des idées suicidaires (tant l'avenir paraît sans espoir pour une personne déprimée).
La tristesse d'une personne déprimée est une vraie douleur morale qui engendre une profonde souffrance.
 
L’anxiété :
peur-psychotherapeute-asnieres.jpgIl n'y a pas d'humeur dépressive sans anxiété et réciproquement. L'anxiété est une sensation de tension intérieure, de danger imminent. Elle peut être paralysante ou au contraire susciter de l'agitation (incapacité à rester en place,  ...). Elle peut se cristalliser sur une situation particulière ou un objet : peur nouvelle d'un contexte social avec incapacité à l'affronter (changement de travail par exemple), préoccupations excessives sur son état de santé,... L'anxiété devient "angoisse" lorsque des symptômes somatiques s'associent à ces peurs : oppression thoracique, palpitations, sueurs, tremblements, gorge serrée, difficulté à déglutir, ...
Les troubles cognitifs :
 
depression-psychotherapeute-asnieres.jpgL'état dépressif s'accompagne toujours de troubles cognitifs.Ils sont fonctionnels et réversibles (c'est-à-dire qu'ils disparaissent lorsque l'état dépressif disparaît). Ils se manifestent surtout lorsqu'un effort d'attention est nécessaire .A un premier degré, ces troubles cognitifs se manifestent sous forme : de difficultés à se concentrer ou de fatigabilité, gênant par exemple la lecture. Le jugement e raisonnement sont imprégnés par la tristesse, l'anxiété et le pessimisme.
 
 
 
Les symptômes comportementaux
 
Ralentissement psychomoteur
Une première plainte dépressive peut être la fatigue, surtout matinale, s'atténuant paradoxalement au cours de la journée.
Paralysie de la pensée et de l’action :
Certains comportements sont caractéristiques d'une situation dépressive grave : clinophilie (incapacité à se lever), incurie, perte d'initiative, repli chez soi.
 
Idées suicidaires
80 % des déprimés souffrent d'idées suicidaires. L'entourage doit essayer d'en faciliter l'expression, ceci ne pouvant qu'aider le déprimé à se sentir davantage compris.
Le risque suicidaire est d'autant plus élevé: que la dépression est sévère, qu'il existe des antécédents familiaux ou personnels de tentative de suicide ou de suicide, qu'un plan suicidaire est déjà établi, chez les hommes.Les tentatives de suicide sont plus fréquentes chez la jeune femme de 18 à 30 ans. Le suicide peut être longuement mûri ou au contraire accompli de manière  impulsive.
Attention ! Plus les tentatives de suicide se répètent, plus le risque de mort par suicide devient important.
 
Troubles du comportement
- Troubles de l'humeur : la dépression hostile
Certaines formes de dépression s'expriment de façon hostile (dépressions dites hostiles). Elles associent humeur irritable et troubles du caractère (irritabilité, agressivité ...). Ceci est surtout rencontré chez l'adolescent ou des jeunes femmes à personnalité fragile.
- Troubles du comportement alimentaire :
Les troubles des conduites alimentaires (anorexie mentale, boulimie) peuvent être un signe de trouble dépressif.
 
 
Symptômes physiques
 
Les principaux signes somatiques de dépression
- Perte de poids en rapport avec l'anorexie, la perte du goût, la sensation d'oppression dans la gorge.
- Troubles du sommeil : insomnie d'endormissement, réveils nocturnes avec cauchemars, insomnie de fin de nuit souvent associée à des idées suicidaires plus prégnantes. L'hypersomnie est une autre forme de trouble du sommeil : le patient trouve refuge dans un sommeil qui a perdu sa valeur réparatrice d'où la sensation de fatigue dès le réveil.
- Troubles de la libido : baisse de l'appétit sexuel, impuissance ou frigidité.
- Troubles digestifs : diarrhée ou constipation, anorexie, gastralgies, état saburral des voies digestives.
- Troubles cardiovasculaires : palpitations, bouffées vasomotrices, hypotension et bradycardie dans les formes sévères.
 
Parlez-en à votre médecin généraliste et n'hésitez pas à consulter un psychothérapeute si vous souffrez de ces symptômes ! L'association d'un traitement médical adapté et d'une thérapie de soutien ont prouvé leur efficacité.
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